Technique & matos

La Parade, les coulisses d'une photo by Niels Ackermann

Chaque année, lors du Concours Hippique International, L'Hebdo publie Paddock, un compte-rendu quotidien sous la forme d'un mini magazine distribué gratuitement à tous les spectateurs. On y trouve des informations pratiques, des interviews et analyses des résultats de la veille, et, ce qui m'intéresse particulièrement, une page carte blanche offerte à un photographe différent chaque jours. Avec mes collègues de Rezo, nous participons à ces cartes blanches depuis quelques années.

L'an passé, j'avais fait une vue aérienne des écuries. C'était amusant, mais j'avais envie de pousser l'idée plus loin cette année en faisant une image complètement fausse. Le jour avant de venir, j'ai réuni quelques images faites l'an passé pour tester la faisabilité de mon idée. Vendredi, il ne me restait plus qu'à faire rapidement les quelques vues dont j'avais besoin (un maximum de chevaux différents dans des angles différents) puis d'assembler le tout. 10 minutes de prises de vues, 3-4h de montage photoshop. Ca change énormément de ce que je fais d'habitude, les photos ayant un but journalistique ne pouvant être altérées de cette manière, mais je me suis bien amusé et je sais déjà comment je vais décliner ça en septembre pour les masters de golf de Crans Montana où l'Hebdo nous offre le même espace de liberté.

Si vous voulez voir à quoi ressemble la réalisation de cette image, j'ai compilé environ 3h de retouche en trois minutes cinquante:

La Parade - Making of from Niels Ackermann on Vimeo.

Faire une light-table "à la Aperture" sur Lightroom by Niels Ackermann

Une petite astuce pour Lightroom en passant, en attendant que je trouve le temps de finir les 4-5 brouillons que j'ai sous le coude depuis des mois. Depuis la première beta publique, qu'Adobe a distribué en janvier 2006 (bon sang c'était y a plus de six ans!), je suis un grand fan de Lightroom, mais cela ne m'a jamais empêché de tester des programmes concurrents. Une chose que j'ai toujours beaucoup jalousé à Aperture, c'est son système de tables lumineuses. Comme sur une vraie table lumineuse, on peut déposer les images, voir lesquelles fonctionnent bien avec quelles autres. C'est pratique quand on travail sur un projet de livre ou autre production où on doit assembler plusieurs images entre elles.

Pouvoir changer la taille des images, les déplacer aisément, faire des groupes etc, c'est vraiment pratique et ça fait depuis la première version d'Aperture (en 2005, ça non plus ça nous rajeunit pas) que j'attend qu'Adobe copie cette fonctionnalité. Hélas, à l'heure actuelle (Lightroom 4.1), cela ne semble toujours pas être à l'ordre du jour. MAIS, j'ai trouvé une solution alternative qui n'est de loin pas aussi confortable à utiliser, mais qui peut déjà bien dépanner.

Pour cela, après avoir choisi un dossier ou une collection d'où viendront vos images, il faut aller dans le module Impression. Dans la colonne de droite, tout en haut, sélectionnez comme style de disposition "Collection personnalisée". Si des cellules sont déjà présentes sur votre page, vous pouvez les effacer en cliquant dessus et en pressant la touche effacer. Il ne vous reste plus qu'à glisser les images sur votre page depuis la barre de navigation du bas:

Bien sur cet ersatz de table lumineuse n'est pas aussi agréable que celle d'Aperture, notamment parce qu'on ne peut sélectionner qu'une image à la fois, mais on peut toujours travailler sur la taille, les positionner librement, profiter des repères magnétiques pour les réunir proprement.

Un avantage par contre c'est que vous pouvez générer un pdf de ce document, ce qui peut servir pour soumettre une proposition d'assemblage d'images à un graphiste, éditeur ou que sais-je.

PS: Si vous avez de bons yeux, vous avez un des premier aperçu public de quelques images de mon projet en cours, j'en reparlerai plus longuement dans quelques semaines.

Installer iOS 6 Beta sur un iPhone 4/4s, iPod Touch 4G ou iPad 2/3 by Niels Ackermann

Il semblerait qu'Apple ait un peu assoupli sa politique de beta test. Pour les deux précédentes moutures d'iOS, il fallait que l'ID de l'appareil soit reconnu comme un appareil employé par un développeur pour pouvoir y installer une version beta. Cela avait donné naissance à toute une économie parallèle de développeurs revendant pour quelques dollars la possibilité d'enregistrer son iDevice comme outil developper. Mais pour iOS6, j'ai vu qu'il circulait sur internet quelques vidéos montrant des procédures plus ou moins complexes pour profiter dès à présent des nouvelles fonctions du système encore en développement. J'ai essayé sur mon iPhone 4s la méthode la plus simple possible (encore plus simple que celles recommandées ailleurs) et ça marche sans encombres.

Voilà comment j'ai fait:

  1. Télécharger sur iModZone la version adéquate pour votre appareil. Je vous conseille vivement de passer par le lien bit torrent plutôt que le direct download. Tous les iDevices ne sont hélas pas supportés, ce qui est relativement logique.
  2. S'assurer que votre appareil soit sauvegardé (en cas de problèmes). Si vous utilisez iCloud, vous pouvez forcer la sauvegarde en allant dans Réglages / iCloud / Stockage/sauvegarde / Sauvegarder maintenant
  3. Dans iTunes (j'ai même pas eu besoin de mettre à jour iTunes avec la version distribuée aux développeurs), ouvrez votre iDevice, et cliquez sur le bouton "Rechercher les mises à jour" en pressant la touche alt (ça permet de d'indiquer à iTunes un emplacement alternatif pour la mise à jour). 
  4. Indiquez le fichier de la mise à jour que vous avez téléchargé précédemment, et lancez la mise à jour. Ca devrait marcher. En tout cas chez moi ça a marché.

Au cas où ça ne marcherait pas, une restauration sur la version 5.1.1 sera probablement nécessaire.

Au menu des nouveautés plutôt sympa: la nouvelle version de Maps qui s'émancipe de google maps est assez bien fichue (mais pas de vues des immeubles en 3d pour nous autres pauvres suisses, pour l'instant en tout cas), Siri est désormais capable de chercher des itinéraires, d'ouvrir des applications, il comprend mieux le suisse romand (mais il ne passe pas encore la panosse par contre), et quelques autres trucs que j'ai pas encore testé.

EDIT: Après quelques jours j'ai fini par restaurer iOS 5.1.1 sur mon iPhone et mon iPad. Si les nouvelles fonctions sont appréciables, le système est dans son ensemble bien trop instable pour l'instant pour pouvoir être utilisé correctement.

Ma review du Fujifilm X100 by Niels Ackermann

Quel photographe n'a jamais rêvé d'avoir un appareil photo greffé dans l'oeil pour pouvoir discrètement immortaliser tout et n'importe quoi? A défaut de pouvoir le faire (simplement), on doit se contenter de chercher un appareil photo qui soit le plus compact possible pour toujours être avec nous, mais qui soit assez bon pour produire des images qu'on ait envie d'utiliser ensuite.

Ca fait quelques années que j'essaie de trouver cet objet idéal. J'ai d'abord cru que ce serait le Canon S90, mais le capteur de compact impose une qualité d'image qui ne me satisfait pas et sa cadence très lente le rendait difficilement utilisable. Plus tard, j'ai trouvé dans le Lumix GF1 un grand nombre des qualités que je cherchais, mais la visée restait handicapante: soit un viseur optique inutilisable dès que l'écran était éteint (impossible de changer les réglages) soit un viseur électronique étroit et très mal défini. À vrai dire, c'est toujours mon principal grief contre le lumix à l'heure actuelle. C'est d'ailleurs pour ça que ce test sera aussi une comparaison par rapport au GF1.

En septembre 2010, Fujifilm a lancé une bombe à plus d'un titre en présentant le x100. Non seulement cet appareil est très bien doté, mais sa conception est aux antipodes des stratégies commerciales dominantes chez les concurrents: pas de milliards de pixels, un mode vidéo à peine vanté, une focale fixe et non interchangeable (contre des zoom totalement improbables sur de nombreux compacts), pas de ces stupides modes "orientés débutants" du style "photo d'aquarium de nuit" ou "anniversaire d'enfant roux et habillé en fuchsia". Cet appareil est un ovni, au point que je me demande si on aura la chance d'en voir d'autres tant ils me semblent commercialement limités. Même si il va très bien se vendre, il n'empêche qu'il s'adresse à un marché certainement trop limité pour intéresser de grandes marques. Quoiqu'il en soit, sa fiche technique m'a donné très envie de l'essayer, ce que j'ai la chance de pouvoir faire depuis une dizaine de jours grâce à l'aide de Donald qui m'en a rapporté un de New York (à l'heure actuelle il doit être aussi disponible en Suisse).

Pour la petite histoire, j'ai reçu l'appareil le jour où est sorti le nouveau firmware corrigeant une grande partie des nombreux bugs décriés par les premiers à tester l'appareil. Par curiosité, j'ai quand même passé une journée avec l'ancien firmware. Il m'a donné un sentiment tellement désagréable que j'ai passé une grande partie de la journée à savoir comment j'allais revendre cet appareil qui n'était qu'un (assez cher) empilement de frustrations. Franchement. Je ne comprenais même pas comment les tests de cet appareil avaient pu être aussi bons alors que tout me semblait inutilisable.

Mais en installant le nouveau programme interne, c'est comme si j'avais un autre appareil photo entre les mains. Les 23 correctifs annoncés sur le site ne rendent pas justice à l'ampleur du changement. Les modifications les plus sensibles que j'ai perçu sont au niveau de l'autofocus qui gagne beaucoup en rapidité et en précision dans l'obscurité. Mon test ne concernera donc que le X100 doté du firmware 1.10 (le nouveau). Note en passant, les images présentes dans cet article ont toutes été prises en raw et post-traitées dans lightroom 3.4. Elles n'ont pas subi de grosses transformations, mais quelques ajustements classiques que je fais systématiquement.

L'ergonomie et la construction

La première chose qui frappe, c'est le design si particulier de cet appareil. On dirait vraiment un vieux leica. Surtout quand on lui ajoute un pare-soleil. Le pare soleil Fujifilm étant en rupture de stock lui aussi, j'ai astucé en suivant les conseils d'un autre utilisateur. Un pare-soleil, je ne le dirai jamais assez, c'est pratique: si il pleut ça évite de mouiller la lentille frontale, à l'usage ça évite de mettre les doigts sur l'objectif, et ça protège un peu des chocs. Ah, et accessoirement ça bloque les rayons latéraux du soleil!

Pour en revenir au x100, non content d'avoir un joli look, il donne une agréable impression de robustesse, sans pour autant être gros et lourd. J'avais peur qu'il soit beaucoup plus encombrant que mon GF1, mais ce n'est pas  le cas. Il est un peu plus haut et large, mais légèrement moins épais. Et surtout, si j'ajoute un viseur (optique ou électronique) au GF1, ce dernier est plus encombrant que le x100.

Le Lumix GF1 avec le viseur électronique à côté du Fujifilm X100

Les boutons sont agréables à utiliser, je regrette juste qu'ils ne soient pas un peu mieux différenciés, par exemple avec un petit picot qui permette de savoir sans regarder si on touche bien celui dédié au choix de la zone auto-focus. Mais avec un peu d'habitude, on s'y fait.

L'objectif est compact. Le diaphragme s'y change à la main, c'est très agréable. Je ne comprends juste pas pourquoi l'avant n'est pas doté d'un filetage pour filtres et d'un support pour pare-soleil. On est obligé de dévisser une bague (et on en fait quoi après?) pour glisser un adaptateur dessus ensuite. Encore plus discutable, le capuchon de l'objectif ne peut plus tenir une fois ce changement opéré (et avec un pare-soleil on peut oublier). Ce capuchon est très joli, mais je le trouve un peu idiot: il est épais, donc je ne peux pas le glisser dans ma poche arrière sous peine de me faire une biopsie de la peau des fesses à chaque fois que je m'assied. J'aurais franchement préféré un capuchon classique et plat, fut-il moins joli.

Mais La pièce maîtresse de cet appareil, c'est bien sur son viseur hybride: un viseur optique doublé d'un écran. On peut utiliser uniquement la visée électronique (qui est bien mieux définie que dans le viseur électronique du GF1) ou la combinaison de la visée optique et des informations électroniques. Dans cette situation, l'écran sert à incruster dans la vue optique le cadre de l'image (on n'est pas avec un reflex alors il y a une parallaxe à compenser), les informations de sensibilité, ouverture, temps etc. Cette visée très ingénieuse réunit les avantages du télémétrique (visée lumineuse, jamais bloquée par le miroir) avec ceux des reflex: on voit où la netteté est faite, possibilité d'incruster des informations comme le temps de pose, la sensibilité ou encore le niveau électronique pour cadrer droit.

Avoir les deux options est un réel avantage. Pour des vues plutôt distantes, en pleine journée, je préfère utiliser le viseur optique. Mais dès qu'il fait sombre, la visée électronique est plus efficace. Et vu que l'afficheur est beaucoup mieux défini que celui du gf1 (qui est optionnel), il reste possible de composer une image assez complexe. Pour les plans serrés, le viseur électronique permet d'éviter les problèmes de parallaxe qui peuvent devenir très embêtants.

Un petit bémol néanmoins concernant la visée: en pleine journée très ensoleillée (comme ces jours à Genève), les indications digitales incrustées dans la visée optique sont très difficiles à lire. Tout particulièrement la jauge de sur-sous exposition située dans le bord gauche et qui me sert en général beaucoup. Par contre, par temps nuageux ou à l'intérieur, cette visée fonctionne impeccablement.

Une autre très bonne idée des ingénieurs de Fujifilm, c'est l'adjonction d'un filtre ND directement dans l'objectif. Il permet de perdre trois diaphragmes, rendant possible des grandes ouvertures même en pleine journée, ou des temps de pose longs sans avoir à fermer trop son diaphragme. L'idée est géniale. Je trouve juste triste qu'elle soit quasi inutilisable. Il faut en effet aller chercher dans la 2e page du menu de réglages l'option pour l'activer. Un bouton sur l'appareil permettant de le faire aurait été bien plus pratique. Espérons que la prochaine version du firmware permettra par exemple d'associer cette fonction au bouton "raw" totalement inutile pour quelqu'un qui travaille toujours en raw (ce qui sera certainement le cas de 70-80% des acheteurs de cet appareil).

Par rapport au Lumix GF1, je dirais donc que sur le plan de la visée, le X100 fait mieux: non seulement parce qu'il est plus polyvalent (électronique ou optique au choix), mieux défini, mais aussi parce que cet ingénieux viseur étant intégré au boitier, il n'occupe pas inutilement la griffe flash, et c'est tant mieux puisque l'obturateur du x100 permet des synchro flash de fou (jusqu'à 1/4000 s en théorie contre 1/250 s pour la plupart des reflex).

Niveau construction, je dirais égalité entre le X100 et le GF1. Les deux inspirent confiance. Peut-être un léger avantage au X100 grâce aux molettes de réglages et à la profusion de boutons qui permettent d'accéder rapidement à un bon nombre de fonctions.

La qualité d'image

Le capteur, identique à celui du Nikon D90, mais avec certaines modifications maison faites par Fuji, annonce une sensibilité de 200 à 6400 iso "pouvant être poussée" à 100 et 12800 iso. C'est hélas partiellement vrai puis que ces réglages poussés ne sont pas valables en raw. Dommage pour le 100 iso. Dans l'obscurité, 6400 iso sont amplement suffisants.

La profondeur des couleurs et la dynamique du capteurs sont bonnes, très bonnes même pour un appareil de cette taille. Je ne vois pas de différence trop significative par rapport au 5d, ce qui permet de facilement mélanger des images produites avec les deux appareils. C'est quelque chose que je pouvais difficilement faire avec le GF1 qui était un peu moins généreux au niveau des couleurs. À cela s'ajoute un gain en sensibilité très agréable. A 6400 iso, les images du X100 sont aussi bonnes que celles du GF1 à 1600.

Les images sont utilisables sur toute la plage de sensibilité, mais à partir de 3200 iso, on peut identifier un léger effet de banding dans les zones sombres. C'est dommage, mais à moins de regarder l'image à 100%, ce n'est pas trop handicapant.

Réactivité

Après le rendu des images, la réactivité de l'appareil est un des aspects qui compte le plus à mes yeux. Il n'y a rien de pire que de rater une photo parce que l'appareil déclenche une demi-seconde trop tard.  Dans ce domaine, le x100 nous sert un étrange mélange aigre-doux.

Pour le côté agréable: le shutterlag (le moment entre la pression du déclencheur depuis la demi-pression et le déclenchement) est quasiment imperceptible. Il me semble inférieur à celui du 5d mark II, que je trouve parfois un peu long à la détente (par rapport à mon ancien 30d ou par rapport aux 1D et 1Ds). Mais à ce niveau là, on est de toute façon dans quelque chose de très subjectif.

Donc en théorie, quand on a le focus, les réglages etc, la photo part dès qu'on presse le doigt? Oui et non. Oui pour la première, mais ensuite ça se corse à cause de deux problèmes que j'espère voir corrigés dans la prochaine mise à jour du firmware. Ca me semble techniquement faisable.

Premier problème: une fois le déclencheur pressé à mi course, on ne peut plus modifier aucun réglage (genre diaphragme ou temps de pose). C'est très embêtant parce que ce n'est qu'à ce moment là que la mesure de lumière est prise. En mode manuel, ça veut dire qu'on va donc devoir presser le bouton pour faire la mesure, savoir si on est sur ou sous-ex, lâcher le bouton, éventuellement corriger le réglage, re-presser le bouton pour vérifier, puis déclencher. Sur mes autres appareils, la mesure se fait plus durablement: soit en permanence, soit au moins une vingtaine de secondes après avoir pressé une fois sur le déclencheur. Et les réglages peuvent être modifiés à tout moment. À cause de ça, j'ai tendance à travailler beaucoup plus souvent que je ne le voudrais en mode priorité ouverture, parce que je ne peux pas accéder assez rapidement aux informations nécessaires pour un bon boulot en mode manuel dans les situations très changeantes.

EDIT: Je viens de réaliser que ce problème n'apparaît que dans la visée optique. Si je vise en électronique sur l'écran (ou dans le viseur), j'ai l'information de sur ou sous-exposition en permanence. Ca me conforte dans l'idée que quelques lignes de code dans le firmware suffiront à régler ce problème.

Le deuxième problème, c'est que le diaphragme n'est pas lié mécaniquement à la bague de réglage et que l'appareil n'en fait qu'à sa tête avant la prise de vue. Si je règle mon diaph sur, disons, f/2.8 et qu'il fait très lumineux en face de moi, l'appareil va fermer le diaph durant la visée. Au moment de prendre la photo il va bien sur le réouvrir à l'ouverture désirée, mais cet aller-retour inutile induit un très léger retard sensible par temps très lumineux.

Ces deux points pénalisent un peu la réactivité de l'engin, mais heureusement pas de manière dramatique. Je n'ai pas à me plaindre de ne pas avoir pu déclencher au moment où je le voulais. Même le temps de démarrage passablement long (plus d'une seconde, même avec le mode "démarrage rapide" activé) n'est pas trop handicapant. Si les ingénieurs de fuji parvenaient à le réduire un peu, on pourrait activer le mode d'économie d'énergie le plus drastique, ce qui, vu l'autonomie maigrichonne de l'appareil (voir plus bas), ne serait pas inutile.

Un dernier détail: l'autofocus. Il est bon! Avant la mise à jour du firmware, il était décrit comme "un peu plus lent que le GF1 de jour et assez lent dans l'obscurité". J'aurais carrément dit lamentable dans l'obscurité. Mais depuis la mise à jour, je le considère comme aussi rapide que celui du GF1 dans les deux situations. Mon mode favoris, c'est le manuel. En mise au point manuelle à l'aide de la bague, il est totalement inutilisable, mais il permet de figer la mise au point tout en activant l'autofocus à la demande à l'aide du bouton "AEL/AFL" très accessible. Encore mieux, une petite pression sur le contrôleur qui tombe juste sous le pouce active la loupe sur la zone de mise au point: la visée optique passe en mode électronique pour qu'on puisse vérifier très finement que le point soit fait correctement. Une pression sur le même contrôleur ou sur le déclencheur et on est de retour en visée optique.

Autonomie

La batterie ne délivre clairement pas une autonomie comparable à celle d'un reflex classique (celle de mon 5d II tient bien pour 1000-1200 photos), mais elle permet tout de même de tenir une journée pas trop intensive de photo (300-400 photos). Ca reste assez semblable à l'autonomie du GF1. Par contre, ce qui est fâcheux, c'est que l'indicateur de batterie est totalement inutile: il comporte trois niveaux, comme chez Canon depuis quelques années, mais il ne les utilise pas vraiment. On passe de trois crans à deux puis rapidement on nous annonce que la batterie est morte.

Par précaution, j'ai donc investi dans une deuxième batterie. Heureusement, elles ne sont pas trop onéreuses (une cinquantaine de francs).

Mieux que le GF1?

Dans l'ensemble je dirais oui: il est plus compact si on considère le volume du viseur optique, il offre une meilleure qualité d'image, une visée bien meilleure, une meilleure ergonomie. La seule perte, c'est l'absence d'objectifs interchangeables. Mais n'ayant jamais mis autre chose que l'excellent 20mm f/1.7 sur le lumix, ce n'est pas vraiment quelque chose qui entre dans mes critères.

Et par rapport au 5d mark II?

Du point de vue de la qualité d'image (dynamique, profondeur des couleurs, bruit), les deux appareils sont assez peu éloignés.

Je continuerai à préférer le 5d pour le portrait (pour l'autofocus un peu plus rapide et surtout pour les objectifs de focales un peu plus longues que 35mm) et pour toutes les situations nécessitant une réactivité maximale.

Pour le reste, le X100 a de sérieux atouts: un obturateur quasi inaudible et un encombrement réduit qui en font un petit outil très discret qu'on peut prendre partout. L'idée de réaliser une commande avec me semble totalement réaliste. Plus encore qu'avec le GF1, puisque l'écart dans la palette de couleurs est beaucoup moins sensible.

Conclusion: l'appareil ultime?

Je suis assez amusé de voir comment mes sentiments ont évolués au fil des jours concernant cet appareil. Durant les premiers jours je songeais à le revendre tant je trouvais ses capacités bridées par une ergonomie parfois farfelue. Au fil des jours, j'ai trouvé comment l'adapter à mes besoins (par exemple en utilisant la mise au point manuelle rendue très pratique par le bouton activant l'auto-focus temporairement). J'arrive désormais à en tirer des images qui me plaisent sans difficultés. J'ai donc en main un appareil qui est devenu agréable à utiliser après environ une semaine d'apprentissage.

Pour atteindre la perfection, il faudrait encore améliorer les quelques points qui entravent l'incroyable réactivité de cet appareil: un temps à l'allumage agaçant, le problème de la mesure de lumière qui ne se fait qu'en pressant le déclencheur et finalement le problème de l'ouverture qui change en permanence.

L'été passé, j'étais parti trois semaines visiter les Balkans avec uniquement le GF1, il s'en était tiré honorablement. Je pense que ce x100 parviendrait sans peine au même résultat, il ferait même mieux puisqu'il est plus sensible et que sa visée est bien meilleure. J'aurai l'occasion de tester ça en Belgique dans quelques jours, et je dois dire que si je prends le 5d mark II, il sera surtout là comme backup pour les rares situations où un 35mm ne fait pas l'affaire.

MacBook Pro 15" à vendre by Niels Ackermann

Et voilà, de retour en Suisse, j'ai pu retrouver un certain confort de travail en branchant ma machine sur mon gros écran dell de 24". Sauf que cette fois, j'ai branché le MacBook Air. Et je ne constate de nouveau aucun ralentissement significatif dans le travail sur lightroom par rapport à ce que je faisais sur mon "gros" MacBook Pro. Le seul inconvénient majeur restant la taille du SSD qui m'oblige à ruser pour y faire entrer mon énorme catalogue avec toutes mes photos depuis 2003.

Mais par conséquent, le MacBook Pro fait un peu double emploi, et vu qu'il est encore tout neuf (mai 2010), je pense qu'il pourrait intéresser du monde:

Les caractéristiques de l'engin à vendre:

  • MacBook Pro Unibody de l'avant-dernière génération (mai 2010)
  • Processeur Intel i5 à 2.4ghz
  • 4gb de ram
  • Disque dur Hitashi de 500go à 7200 tours par minutes (meilleur que celui par défaut)
  • Ecran haute résolution anti-reflets
  • Garantie Apple Care valable jusqu'au 7 mai 2013 (donc rien à dépenser pour les éventuelles réparations)
  • Batterie à 96% de sa capacité initiale
  • Très bien entretenu et peu utilisé (deux mois et demi en Suisse, et très rarement au Cameroun entre septembre et décembre, après il est resté à Genève)
  • J'ai encore le carton d'origine et je vous le livre totalement réinitialisé avec Snow Leopard (si jamais Lion sort d'ici là on peut s'arranger).
  • En bonus, une housse caselogic

Prix: 2'000chf, je suis prêt à discuter éventuellement. Les intéressés, vous pouvez me contacter par mail: nack@nack.ch

Vendu. Désolé.

 

Quelques conseils de sécurité informatique pour les nuls by Niels Ackermann

Protéger ses données numériques, c'est devenu important, et ça risque de le devenir encore plus dans les années à venir. Pourquoi? Pour trois raisons: d'abord parce que nos vies passent de plus en plus par là. Que ce soit pour faire nos achats, organiser notre vie professionnelle ou échanger des informations, la majeure partie de notre activité et de notre existence est désormais liée à l'informatique. Ensuite, parce qu'au cours de l'année qui vient de s'écouler, les gouvernements ont commencé à prendre la mesure du pouvoir que ces outils peuvent exercer contre eux (wikileaks, révolutions twitter...). Et finalement, parce qu'avec la multiplication des périphériques sur lesquels nos informations sont stockées (avant, un simple ordinateur à la maison, désormais une multitude de smartphones, de netbooks, tablettes, clés usb etc), on multiplie le risque qu'elles tombent un jour entre des mains indésirables.

Les réglementations en cours d'élaboration (Loppsi en France, ACTA etc) tendent à donner aux gouvernements toujours plus d'outils légaux permettant de surveiller les échanges privés des individus, et la tendance ne va certainement pas aller en s'inversant. Les hommes de l'Etat s'ajoutent donc progressivement à la liste des personnes indésirables pouvant potentiellement aller fouiller dans votre vie numérique.

Faire preuve de vigilance n'est donc plus une question de paranoïa, mais est en train de devenir un simple geste de bon sens moral.

J'ai donc regroupé dans ce billet quelques trucs que j'ai accumulé ces derniers mois, et qui permettent, je pense, de réduire grandement les risques sans pour autant nécessiter d'investissements considérables en temps ou en argent.

Attention, c'est un long article!

Premier problème: le stockage

Le premier risque, assez facile à éviter, c'est la perte des données. Les capacités des disques durs allant croissantes, leur fragilité suit hélas la même tendance. Il faut donc considérer ces supports comme étant extrêmement fragiles et susceptibles de vous lâcher d'un moment à l'autre. Ma solution pour le stockage de ce qui est très volumineux (des années d'archives photo par exemple), c'est de stocker à double (voire plus): deux disques de capacité identique, et on copie le contenu. Comme ça, si l'un des deux lâche, il reste le second (à immédiatement dupliquer sur un nouveau disque).

Cette solution est encore exposée à un souci: si vous rangez ces deux disques au même endroit, un cambriolage ou un incendie peut vous déposséder totalement. Il peut donc être judicieux de stocker une des copie dans un autre endroit: par exemple un disque à la maison et l'autre au travail, chez un proche ou dans un coffre fort. Pour toutes les données moins lourdes et qui changent régulièrement, il existe une solution plus élégante: stocker "dans les nuages" (on the cloud). La solution de référence actuellement est Dropbox. Un petit utilitaire (win, mac, linux) s'installe sur votre machine, crée un répertoire spécifique et va synchoniser tout ce que vous y rangerez avec leurs serveurs. Vous modifiez un document sur votre machine durant un déplacement? Dès que vous vous reconnecterez à internet, le logiciel identifiera les modifications et les enverra sur le serveur. Ca permet non seulement d'avoir une copie fraîche de ses documents sur un espace web (et physiquement hébergé dans un espace sécurisé), mais ça permet aussi d'y accéder depuis plusieurs machines (vous pouvez utiliser votre dropbox depuis plusieurs ordinateurs, il existe aussi une application iOS, Android, Blackberry ). Et en plus de ça, si vous avez moins de 2go de données à stocker dans votre dropbox, le compte gratuit peut vous suffire. En bonus, si vous vous inscrivez avec ce lien, vous gagnez 250mo supplémentaires (et moi aussi comme ça tout le monde est content).

Cette solution règle une grande partie de mes soucis de backups. Tous mes documents de cours, administratifs etc sont désormais sauvegardé en ligne. Dans l'hypothèse où toutes mes machines étaient inaccessibles, ou volées, je pourrais encore accéder à mes données depuis un cybercafé.

Mais héberger ses données fait ressortir un autre problème (absolument identique avec des données stockées sur disque dur à la maison): si quelqu'un parvient à les obtenir, comment éviter qu'il puisse les utiliser contre nous?

UPDATE: Pendant que je tape ce billet, Amazon -qui héberge déjà les serveurs de dropbox- vient de lancer son propre système de cloud-storage: Amazon Cloud Drive. L'offre est alléchange: 1$ / an / GB. C'est moins cher que Dropbox, et en plus, un service d'hébergement spécifique à la musique est mis en place. Je n'ai pas encore eu le temps de tester ce service, et avec la bande passante camerounaise, ça ne pourra pas être correctement fait avant mon retour. Dans les semaines à venir, Apple risque aussi de retoquer son offre MobileMe, qui est actuellement un service particulièrement affligeant par rapport à ce que la marque est capable de faire (personnellement, en l'état actuel des choses en mars 2011, je vous déconseille même de l'essayer, ça m'a crée un sacré bordel dans iCal et mon carnet d'adresses).

Crypter, c'est la clé!

Il existe une infinité d'occasions d'égarer des données: un virus sur votre machine, oublier un disque dur externe dans un bureau, se faire voler un ordinateur, un pirate qui obtient le mot de passe de votre Dropbox, ou bêtement utiliser une clé usb sur un ordinateur équipé d'un programme qui va en copier le contenu… Si la majeure partie de nos données n'ont aucun intérêt, on en possède tous qui pourraient être utilisées à nos dépens: des photos de soirées compromettantes, des documents professionnels, des données fiscales ou bancaires, des carnets d'adresses et j'en passe. Sans compter que sous certaines législations, des documents anodins (textes politiques, programmes de p2p ,films de cul...) peuvent être considérés comme illégaux et être utilisés contre vous.

Partant du principe qu'il nous est physiquement impossible d'empêcher que d'autres puissent éventuellement accéder à ces données, nous pouvons au moins chercher à les rendre illisibles par ces personnes. C'est l'intérêt du cryptage.

Il existe diverses solutions propriétaires de cryptage. Certaines sont inclues dans windows 7 ou mac os x. C'est un bon début, mais c'est souvent un peu risqué, parce qu'on ne sait pas à l'avance sur quelle machine on aura besoin de lire nos données par la suite. Pour cette raison, un outil opensource tel que  TrueCrypt, compatible avec windows, linux et mac os me semble une solution bien plus intéressante. En plus d'être réputée et gratuite!

TrueCrypt permet d'encrypter des disques ou des partitions entières, mais ce qui m'intéresse le plus, c'est la possibilité de créer des petits espaces protégés au sein d'un environnement non crypté. De la sorte, on garde les bonnes performances d'un système non crypté, tout en assurant un degré élevé de sécurité pour certaines données.

1) Créer un container crypté

Une fois TrueCrypt lancé, l'interface est relativement sommaire. Dans la partie du haut, s'affiche une liste des différents emplacements libres pour "monter" un espace crypté. Pourquoi cela? Parce que votre espace crypté, qu'il s'agisse d'un container ou d'une partition, va ensuite s'afficher sur votre machine comme un disque amovible, exactement comme si c'était une clé usb.

  1. En dessous de cette liste, il se trouve un bouton "Create Volume". C'est avec lui qu'il faut commencer pour créer un volume crypté.
  2. Une fois l'assistant ouvert, choisissez "Create an encrypted file container".
  3. La seconde étape vous propose de créer un volume caché. Dans le container, il créera deux espaces protégés par deux mots de passes différents. Le premier pourra être sacrifié et contiendra des données pouvant paraître confidentielles mais n'étant pas stratégiques alors que le deuxième, lui, contiendra les données importantes. Dans notre cas, le risque d'être torturé pour livrer la clé étant assez faible, un simple volume crypté fera certainement l'affaire. Optez donc pour "Standard TrueCrypt Volume".
  4. Ensuite, indiquez l'emplacement de votre container crypté. Il prendra la forme d'un fichier, vous devez donc dire où le placer dans votre disque. Vous pouvez même donner à ce fichier une extension. Par exemple pour le cacher (un .doc sera par exemple plus anodin, mais si le fichier pèse lourd, il vaut mieux lui mettre une extension crédible telle que .avi), ou une extension qui vous parlera, comme par exemple: .4meonly (idée trouvée sur lifehacker)

  5. À l'étape suivante, vous devez choisir la méthode d'encryptage. Je ne suis pas assez calé en cryptage pour connaître les subtilités des uns et des autres, mais l'encryptage AES semble être un standard actuellement. Il est également possible de coupler plusieurs algorithmes différents, mais au prix d'une vitesse d'encryptage et de décryptage fortement réduite. Sur ce panneau, je me contente des réglages par défaut, mais si quelqu'un est plus calé sur la question qu'il mette une explication en commentaire, j'adapterai l'article.
  6. Après cela, on choisit la taille du container. Cette étape est importante puisqu'une fois que votre container aura été crée, vous ne pourrez plus en changer la taille. Et qu'importe la quantité de contenu que vous y mettrez, le container aura toujours la taille que vous avez déterminé à cette étape. Il peut donc être judicieux d'évaluer le poids moyen du type de documents que vous comptez y ranger. Mon conseil, c'est de plutôt multiplier les containers de petite taille pour différents types de contenus (un pour les données financières, un pour vos photos de soirées humiliantes, etc.) Chacun avec un mot de passe différent (on en parlera plus bas), comme ça, si un de vos containers est décrypté, le reste est encore sûr.
  7. Le panneau suivant vous demande d'entrer le mot de passe qui permettra de décrypter votre document, vous suggérant que c'est mieux quand c'est long et dur (oh!). Vous pouvez aussi utiliser un fichier qui fera office de mot de passe (keyfile), mais c'est risqué: si ce fichier est effacé ou modifié, votre container risque de ne plus pouvoir s'ouvrir.
  8. Le format de système de fichier, mieux vaut opter pour le FAT, il sera lisible sur toutes les machines. Je ne suis pas sûr que sur windows il pose cette question.
  9. L'étape suivante est amusante. Il faut déplacer la souris de manière à créer une clé bien aléatoire pour encrypter votre container. Pas besoin de bouger pendant des heures non plus, une fois que vous avez assez fait mumuse, vous cliquez sur format.
  10. Et voilà, le container est crée. True crypt propose de créer un nouveau volume. Dans notre cas, on clique sur Exit.

Il ne vous reste désormais plus qu'à indiquer à TrueCrypt où se situe votre fichier container avec le bouton select file, de choisir dans la liste du haut un emplacement vide sur lequel le monter, puis de cliquer sur "mount" pour monter ledit container (après avoir entré votre mot de passe). Vous verrez un nouveau disque amovible de la capacité que vous avez choisi apparaître dans votre finder / poste de travail. Vous y glissez vos documents, cliquez sur dismount dans TrueCrypt pour le refermer, et c'est caché (attention à ne pas oublier de les effacer du disque quand même)!

2) Emporter sur sa clé de quoi lire le container

Maintenant qu'on a un container crypté, on peut le déplacer où on veut. Pourquoi par exemple ne pas en créer un sur sa clé usb pour ranger tous les documents potentiellement dangereux s'ils s'égaraient (par exemple tous ceux qui contiennent des noms et des adresses, des informations sur votre profession votre famille etc).

Mais alors il faut aussi emporter sur sa clé de quoi pouvoir l'ouvrir depuis une autre machine. Ce que je fais: j'ai un dossier dans lequel j'ai glissé les installeurs pour windows et mac os. La version mac peut s'exécuter directement, la version windows doit être installée. Mais une fois installée, vous pouvez à partir du programme créer une version portable de TrueCrypt. Dans le menu du haut, cliquez sur Tools / Traveler Disk Setup et indiquez l'emplacement de votre clé usb. Un dossier nommé TrueCrypt sera crée avec un .exe que vous pourrez lancer depuis n'importe quelle machine (à condition d'être en administrateur. Si ce n'est pas le cas, le programme doit être installé par l'administrateur... si vous êtes désespérés et avez besoin d'accéder de force au compte administrateur de windows, vous pouvez toujours utiliser cet utilitaire pour modifier le fichier SAM).

3) Gare aux margoulins!

Crypter vos données mobiles, c'est bien, mais ça ne vous met pas à l'abris d'une interception de votre clé. Par exemple si vous utilisez une machine publique, il suffit qu'un keylogger (soit un logiciel soit une pièce matérielle qui va enregistrer ce que vous tappez) soit installé pour que votre mot de passe puisse être intercepté. En cas de doutes sur la sécurité de la machine que vous employez, abstenez-vous. Si vous n'avez pas le choix, il existe différentes méthodes de contournement listées par wikipedia. Si j'avais à choisir, je pense que la solution de la livekey serait celle à privilégier. Ca permet d'emporter sur sa clé usb un mini système linux (certains sont vraiment très très légers comme Slitaz qui ne pèse que 30 mo, ou Slax qui est plus complet mais pèse envriron 200mo), et ça vous met à l'abris de toutes les menaces potentielles présentes sur le système de la machine que vous devez utiliser. Mais dans un cyber-café géré de manière pointue, il est possible que vous ne puissiez pas démarrer la machine sur un autre système, ou qu'une fois dans votre linux portable, vous ne puissiez pas utiliser la connection internet de l'établissement.

Un bon mot de passe et une infinité d'autres impossibles à mémoriser

Comme nous venons de le voir, le mot de passe reste le dernier point vulnérable de votre forteresse électronique, et pas des moindres. À une époque où chaque personne se doit d'être présente sur une dizaine de réseaux sociaux, faits ses achats sur de multiples sites de e-commerce, gère son compte en banque par Internet, on a tendance à se laisser aller à une certaine paresse et utiliser un même mot de passe pour de (très) nombreux usages.

Mais qu'est-ce qu'il arrive le jour où un des sites que vous fréquentez se fait pirater et que votre mot de passe passe-partout est révélé, comme c'est arrivé au groupe Gawker récemment ? Pire, il n'y a même pas besoin que votre mot de passe soit révélé. S'il est simple à prédire (un nom courrant, une suite de caractères du clavier, une date de naissance, une série de chiffres identiques etc), il suffira de quelques secondes -avec une liste des mots de passe les plus couramment utilisés- pour le trouver (voir le rapport d'Imperva pour plus d'infos là dessus).

Comme le résume bien le site lifehacker (une fois de plus. Ce site regorge d'astuces utiles en terme de sécurité informatique. Cet article n'en est qu'un condensé étayé d'infos diverses), un bon mot de passe est donc celui dont on ne se souvient pas. Sous-entendu, un mot de passe différent pour chaque site, et un mot de passe qui n'obéit pas à une logique trop évidente permettant d'être trouvé avec une wordlist.

Mais vu que se rappeler de tous ces mots de passes compliqués est impossible, vous devrez utiliser un outil pour les stocker. Maintenant que vous savez créer un container crypté, vous pourriez très bien en faire un contenant un fichier excel dans lequel vous rangerez tous vos mots de passes, mais cette solution n'est pas très conviviale. Il existe des outils plus flexibles pour le faire, comme par exemple 1Password. Il est compatible mac et pc, mais coûte une quarantaine de dollars. Remarquez, vu l'évolution du dollar, ça veut dire que d'ici peu, pour les suisses, ça deviendra un freeware (excusez cette blague d'économiste. Je ne recommencerai pas). Sinon, il existe Keepass qui est opensource et gratuit, mais il m'a l'air moins rigolo à utiliser que 1Password.

Cet outil vous permet non seulement de stocker vos différents mots de passe dans un espace protégé, mais aussi d'en générer aléatoirement, à la longueur et complexité que vous désirez. En plus des mots de passe, vous pouvez aussi stocker dans la base de donnée du programme vos numéros de passeports, cartes de crédits, numéros de série pour les logiciels, ou encore vos réglages de comptes mail mots de passes d'ordinateurs etc. 1Password propose également de placer ce fichier (crypté, bien sur) dans votre dropbox ce qui vous permet non seulement d'être à l'abris d'une éventuelle disparition du fichier sur votre machine, mais qui vous permet aussi d'y accéder depuis un autre ordinateur, ou depuis un des périphériques mobiles compatibles (iOS, Android). Mon iPod Touch me sert ainsi de trousseau sécurisé pour les mots de passe et toutes les infos de ce type quand je suis en déplacement.

En complément du programme, un module pour le navigateur (compatible avec Safari, Firefox, Chrome, Internet Explorer, mais sérieusement. Qui utilise encore Internet Explorer en 2011?) remplit les formulaires à votre place (après avoir demandé le mot de passe principal pour débloquer 1Password).

Le maillon faible

Faites attention à ne pas négliger un élément central de votre sécurité informatique: le mot de passe de votre boite mail. En effet, le mécanisme de récupération d'un mot de passe perdu sur la plupart des sites (facebook, twitter, paypal etc) passe par l'envoi d'un nouveau mot de passe sur votre boite mail. Un pirate vraiment intéressé par l'accès à un de ces sites focalisera donc ses efforts sur l'accès à cet élément (qui lui donnera aussi potentiellement accès à d'autres sites sur lesquels vous êtes présent). Si votre boite mail tombe dans de mauvaises mains, il est très probable que tout ce que vous avez fait ailleurs ne serve à rien.

Cachez votre activité web

Un dernier aspect de votre sécurité informatique, mais qui est moins important à l'heure actuelle dans les démocraties occidentales (quoique...), c'est l'anonymat dans l'usage d'internet. Il peut arriver, sans forcément être un whistlblower, un agent secret, un pédophile ou un terroriste, que vous ne désiriez pas que d'autres personnes sachent quels sites vous visitez et quelles informations vous échangez sur la toile. Par exemple quand vous souhaitez accéder à votre e-banking depuis le wifi d'un hôtel ou d'un aéroport. Il est en effet relativement simple dans ces endroits de créer un faux réseau wifi gratuit et de surveiller les données échangées par ses utilisateurs. Cette technique a déjà fait passablement de victimes (vols de numéros de cartes de crédit, d'e-mails etc).

En déplacement, il se peut également (et cela va certainement aller en empirant à l'avenir) que l'accès à certains sites soit interdit sur décision du gouvernement. Il convient donc de trouver un moyen à la fois de contourner le blocage, mais aussi de rendre ce contournement discret. L'usage d'une connection cryptée évitera qu'une personne qui intercepterait éventuellement vos données puisse s'en servir. Pour faire tout cela, il existe un outil relativement simple d'emploi, de nouveau gratuit et opensource: le projet Tor.

Plutôt que d'établir une connection "directe" entre votre machine et le site auquel vous souhaitez accéder, et donc donner au fournisseur d'accès l'information sur le site auquel votre machine veut accéder, puis des requêtes que vous y effectuerez, Tor va créer une connection cryptée entre votre machine et une autre machine intermédiaire du réseau Tor. Plusieurs connections successives et toujours cryptées rendront votre destination finale impossible à retrouver pour quelqu'un ayant la possibilité de surveiller les données qui transitent entre votre machine et l'extérieur du pays. Et toutes les dix minutes, le chemin employé changera.

Avec tor, vous pouvez aller assez loin, en configurant plusieurs programmes pour se connecter via son réseau. Mais pour un usage normal et épisodique, la solution du browser (une version modifiée de firefox + vidalia, le logiciel qui établit une connexion au réseau) suffit amplement. Ca implique de faire passer tout ce que vous voulez garder protégé par ce navigateur, les autres programmes utilisant internet ne passeront pas par Tor (donc attention avec les logiciels de messagerie, d'e-mail etc), à moins que vous ne les configuriez pour cela. Il y a également d'autres précautions à prendre en compte si vous voulez être certain de votre anonymat, mais ce sont essentiellement des règles de bon sens.

En conclusion

Ca ne saute pas aux yeux vu la taille de l'article, mais il est au final relativement simple de passer d'un niveau de sécurité très médiocre à quelque chose de relativement respectable. Cela ne prend pas beaucoup de temps, n'exige pas des compétences incroyables en informatique et ne coûte pas grand chose. Par contre, le gain à en retirer est énorme: vous pouvez travailler plus librement, sans être en permanence hanté par l'idée qu'on puisse vous voler votre machine, et que des années de documents accumulés puissent se retourner contre vous. Dans un milieu professionnel, ces quelques mesures peuvent être vitales: elles permettront de garder des informations sensibles à l'abris du regard des concurrents. Et sous un angle plus militant, utiliser et soutenir ces outils contribue à légitimer leur existence et à assurer qu'ils soient encore là le jour où vous en aurez besoin pour défendre votre liberté. C'est tout particulièrement vrai pour le projet Tor qui a besoin d'être aussi utilisé pour du surf anodin et par un grand nombre de personnes afin de le rendre plus performant (si vous activez la fonction pour faire de votre machine un noeud) et plus sûr (il augmente le nombre d'intermédiaires potentiels utilisables par les usagers, le rend plus difficile à bloquer par des autorités).

Les solutions présentées ici ne sont jamais que mes choix actuels et basés sur une information partielle: je ne suis pas expert en sécurité informatique, j'ai juste de nombreuses années de pratique et une grande curiosité. Si certaines remarques sont erronées ou que vous voyez une solution plus pertinente pour un des problèmes évoqués, faites en profiter les lecteurs par un commentaire, et je corrigerai l'article en fonction.

Encore une remarque

Certains fabricants de disques durs externes proposent des solutions de cryptage intégrées, comme par exemple WesternDigital sur ses My Passport Studio, mais je vous conseillerais personnellement de les éviter vu qu'elles utilisent rarement des systèmes standards et ouverts. Si vous voulez un disque externe crypté, utilisez un système bien répandu (comme TrueCrypt), histoire d'être sûr de pouvoir continuer à accéder à vos données pendant un certain temps.

Trois mois avec le nouveau MacBook Air by Niels Ackermann

Si on me demandait à quoi ressemblerait un ordinateur portable idéal, j’aurais de la peine à décrire quelque chose de très différent du nouveau MacBook Air 11 pouces. On pourrait penser que je m’emporte, mais j’y réfléchis depuis janvier, et je ne trouve vraiment pas grand-chose à redire de cette machine. Et pourtant mes attentes sont loin d’être minces.

Je travaille sur mac depuis environ six ans. Tous des portables. D’abord sur un Powerbook G4, puis sur un MacBook Pro Core2Duo qui m’a causé pas mal d’ennuis et qu’Apple a fini par me remplacer gracieusement par un MacBook Pro i5 de la  génération de 2010 (l’avant-dernière, les nouveaux étant sortis il y a quelques jours). Tous avaient des écrans de 15 pouces.

Je les utilise pour tous mes travaux de retouche photo. Souvent associés à un écran externe de 24 pouces et à des disques durs externes pour le stockage. Ces machines sont fantastiques... hormis quand elles ont des problèmes hardware. Mais Apple a le don d’arriver à chaque fois me faire ressortir du SAV avec le sourire. Mais malgré leur portabilité indéniable elles restent encore un peu trop encombrantes à mon goût.

Mon ordinateur me sert à peu près toute la journée. Que ce soit durant les cours à l'université, pour les commandes photo, ou quand j’ai la chance de pouvoir voyager un peu. J’aime me déplacer léger : un sac à dos de contenance moyenne doit suffire pour partir deux à trois semaines matériel photo inclus. Et durant la journée, mon sac d’épaule (Domke F-802) doit être en mesure d’accueillir tout ce dont j’ai besoin en restant le plus léger possible: juste un ordinateur et quelques livres pour les cours ou un ordinateur, mon 5d et un ou deux objectifs (plus éventuellement un flash et des radios) pour la photo.

Depuis quelques années, je cherchais donc un petit compagnon à ma machine de base qui me permette de sortir léger mais qui soit quand même capable de faire tourner dignement. La meilleure solution que j’avais jusqu’alors trouvé, c’était un EEE PC 1000HE. 10", 1.4kg, un encombrement assez réduit et des performances « juste-juste ». Pas catastrophiques, mais pas franchement incroyables non plus. Lightroom fonctionnant sur Windows comme sur Mac OS, je pouvais ensuite récupérer le catalogue de mon netbook dans mon catalogue central sur le mac.

Or, à la fin 2010, Apple est venu tout chambouler en réalisant un de mes vieux fantasmes : un macbook air réellement compact et à un prix un peu plus mesuré que pour les précédentes moutures. Certes, il est trois fois plus cher que mon netbook Asus, mais pour la différence de prix, le gain est énorme : Le poids passe de 1.4 à 1kg, l’écran de 11" est très bien défini et offre un bien meilleur rendu des couleurs, le processeur tient la route, la puce graphique me permet de lire des séquences filmées en FullHD sans soucis. Et en plus, il y a le SSD : pour les non-technophiles, SSD, ça veut dire Solid State Disk. On remplace le disque dur classique (un disque qui tourne à l’aide d’un moteur et qui est parcouru par des têtes de lectures, beaucoup de mécanique donc une consommation en électricité élevée et une fragilité handicapante pour un portable) par une espèce d’énorme carte mémoire flash. Non seulement on gagne en autonomie, en place et en sécurité (vis-à-vis des chocs en tout cas), mais en plus, le gain en rapidité d'accès aux données est purement hallucinant. A titre d’exemple, éteinte, la machine ne met qu’une dizaine de secondes pour être opérationnelle. Et après une veille simple, le retour à l’activité est carrément instantané dès l'ouverture de l'écran.

J’ai profité d’un retour en Suisse à Noel pour passer commande d’un de ces modèles (le 11" avec 1.6ghz de processeur, 128 gb de SSD et 4gb de ram), en me disant qu’il remplacerait bien mon EEE PC. Ce qu’il fait effectivement très bien.

Mais ce à quoi je m’attendais moins, c’est qu’il vienne aussi menacer la suprématie de son grand frère de 15". A mon retour au Cameroun début janvier, j’ai laissé « le gros » à la maison, et je ne suis parti qu’avec mon nouveau air (et le EEE PC qui finira ses jours sur le continent africain). Je m’attendais à devoir faire quelques sacrifices pour mes tâches quotidiennes par rapport à la machine à laquelle j’avais l’habitude. Mais au final, il n’y a eu qu’un seul point sur lequel cette machine s’est montrée en retrait par rapport à la grosse. Et un point tellement secondaire : le volume sonore maximal du haut parleur qu’il en devient presque négligeable. Et le pire, c’est que ce problème peut être réglé par un petit utilitaire à  5$. J'y reviendrai.

Pour tout le reste, je n’arrive pas à voir de désagréments significatifs. Il y en a certainement, mais ils ne sont pas assez visibles pour affecter mon travail quotidien. Les gains, eux, sont par contre très clairement visibles : poids plume, encombrement inexistant, disponibilité instantanée, autonomie plutôt bonne et performances de très haut niveau.

Photo

On ne va pas faire durer le suspens. J’utilise lightroom 3.3 sur cette machine avec le même confort que sur mon MacBook Pro. J’y ai copié mon catalogue (uniquement les photos prises depuis mon départ au Cameroun pour gagner en place), et je garde le même setup qu'habituellement : la taille du disque (128 go) n’est pas un problème puisque mes photos sont stockées sur un disque externe. Un second disque externe me permet de backuper le disque de photos et le SSD du mac à l’aide de Time Machine.

Travailler avec des disques durs externes pour stocker tout ce qui est encombrant me permet  de plus facilement sécuriser les données importantes (en conservant la machine, l’original et le backup dans des endroits séparés), et de garder de la place sur ma machine pour les logiciels, mes documents personnels et ma grosse librairie iTunes.

Et cette configuration fonctionne à merveille! L’écran est de bonne qualité et il est suffisamment clair pour s’adapter à des conditions pas forcément très clémentes. Les performances sont là. Même en effectuant des retouches assez lourdes sur des fichiers raw de 21mpix, je n’ai pas constaté de ralentissement que je n’avais également sur mon MacBook Pro i5. De l’import à la retouche, je ne trouve rien à redire. L’export est peut-être un brin plus lent, mais quand j’en suis à cette étape de mon travail, j’ai de toute façon généralement besoin d’aller boire un verre alors le temps de traitement n’est plus d’importance capitale. Et il se peut que la différence tienne au fait que mon disque externe est relié en USB2 plutôt qu'en firewire800 sur la "grosse" machine.

L’interface de lightroom s’affiche en entier sur l’écran de 1366 x 768 pixels. Ce qui n’était pas le cas sur les malheureux 1024 x 600 de mon eeepc.

Un petit passage sur photoshop pour assembler un panorama gigantesque n’effraie pas plus la bête. C’est franchement bluffant de voir quelle puissance ils ont pu faire entrer dans un ordinateur qu’on peut tenir du bout des doigts. Et c’et presque effrayant de penser à ce que sera capable de faire la machine quand elle sera mise à jour avec les nouvelles puces Intel (si c’est le cas un jour, mais je n’en doute pas une seule seconde) et quand elle sera dotée du nouveau port Thunderbolt.

Web, mail, bureautique

Pour toutes les tâches moins gourmandes en ressources, la machine s’en sort au moins aussi bien que le MacBook Pro. Pourquoi cette tournure ? Parce que le SSD fait des miracles. J’avais monté dans mon MacBook Pro un disque dur Hitashi 500go de 7200 tours minute, certainement ce qu’on trouvait de plus performant (à un prix décent) à l’époque. Cette modification avait sensiblement augmenté ses performances, mais même avec ça, on restait bien en dessous de ce dont est capable le SSD du petit Air. En plus d’être rapide, la mémoire flash est rassurante. Je peux secouer ma machine comme je veux, elle ne risque rien. Et ça, pour une machine dédiée au déplacement, c’est important. Il reste par contre un point sur lequel les SSD seront moins sûrs: l'effacement sécurisé du contenu du disque.

Office 2011, iWorks, Mail.app, Safari etc, tout fonctionne sans couac significatif. La taille de l’écran n’handicape pas l’usage. C’est des fois éventuellement son rapport largeur/hauteur (l’écran est très large) qui forcera à défiler un peu plus sur une grosse page web, mais avec le trackpad multi-touch, c'est pas franchement désagréable.

Multimedia

La batterie est bonne, mais n’atteint pas non plus des records de longévité. Elle me permet néanmoins de regarder confortablement 4 à 5 épisodes d’une série télé avec le wifi activé et différents programmes (Mail, Safari, Word) en tâche de fond avant d’être vide. La taille de l’écran n’est pas si handicapante qu’on pourrait le penser. Et c’est en bonne partie dû à son rapport hauteur/largeur. Il est plus allongé que les écrans habituels, ce qui fait qu’un film en 16 :9 occupera la totalité de la surface. Par rapport à un 13" classique, la largeur du film visionné ne change donc pas beaucoup. On perd juste les bandes noires en haut et en bas. Vous pouvez le voir sur l'image introduisant cet article. Ceux qui reconnaissent le film gagnent un bisou.

Le seul couac pour la visualisation de films, c’est le haut parleur. Il est certes très habilement caché, et délivre un son étonnamment bon, mais il reste un peu trop timide pour moi et pas mal d’autres utilisateurs. Dans son état normal, regarder un film à deux ou trois devient impossible plus à cause de ce problème qu’à cause de son écran.

Mais il existe une solution : un programme appelé Boom et vendu 4.99$ permet de « booster » le volume sonore d’un mac. Et j'ai testé, ça marche très bien. Et pas que sur le Air d'ailleurs.

Montage vidéo

C'est le dernier espoir pour mon MacBook Pro pour éviter une revente à mon retour en Suisse. J'ai actuellement un projet en cours qui devrait inclure des séquences vidéo et du son (si j'arrive à trouver l'énergie que ça implique de traiter encore plus de matières premières). J'ai juste lancé Premiere pour tester un peu, mais sans trop m'attarder. Le montage m'avait l'air un peu moins fluide que sur la grosse machine. Mais le plus gros handicap dans ce domaine, ça sera surtout le manque d'espace disque pour installer les innombrables modules nécessaires à un bon travail vidéo (compositing, son, couleurs, etc). La connectique restreinte à l'usb2 est un second handicap qui risque de se faire sentir.

En bref

Je sens que je vais avoir de la peine à considérer la nécessité d’une machine plus encombrante maintenant que j’ai passé plusieurs mois sur ce bijou. Il est réactif, s’allume en un clin d’œil et fait tout ce que je suis en mesure d’attendre d’un ordinateur sans rechigner. Dans mon sac photo, ce Air se glisse sans se faire remarquer à côté de l’insert en mousse qui protège mon appareil et mes objectifs. Pour les cours, couplé au Kindle pour les lectures diverses, mon sac aura un poids quasi négligeable.

Ce qu'on perd en vitesse de processeur, les autres périphériques (puce graphique et SSD surtout) le compensent si bien que finalement l'écart avec une machine plus de deux fois plus chère est difficile à voir, en tout cas pour les applications photographiques.

Tout en étant pleinement satisfait, j'espère que la prochaine version (qui n'arrivera pas trop tôt histoire que je puisse rentabiliser l'investissement, merci!) bénéficiera de quelques ajouts:

  • Thunderbolt: la prise est déjà là vu que c'est une prise mini-display-port. Ca me semble donc techniquement faisable. La question sera de savoir si commercialement Apple ne mettrait pas en danger sa gamme "pro" en mettant ce port sur toutes les machines. Mais si elle le fait, wow! Avec lui, les disques externes deviendraient aussi rapides que des disques internes. La possibilité de chaîner plusieurs appareils permettrait aussi de ne garder qu'un seul port usb (voire aucun par provocation), et de libérer de la place pour...
  • Un lecteur de cartes SD: même si les gros boitiers utilisent encore beaucoup de Compact-Flash, les cartes SD sont vraiment un standard incontournable de nos jours. Mon i5 15" possède un lecteur de cartes, le Air de 13" en possède également un. Ca me permettrait de gagner de la place, du temps et un port usb quand je travaille avec des compacts.
  • Un SSD un peu plus gros. Dommage que le SSD de 256gb du 13" ne soit pas disponible dans le modèle 11". Ca me permettrait d'être un peu moins regardant sur ce que je stocke sur la machine.
  • et pourquoi pas (mais c'est pas indispensable à mes yeux), une puce 3g pour pouvoir se connecter en restant vraiment mobile.

Chouette, le nouveau Lightroom est arrivé by Niels Ackermann

Cool! J'avais peur de partir visiter les Balkans sans la nouvelle mouture de Lightroom. C'est un sérieux plus, parce que je gagne un peu au niveau réduction de bruit sur les images de mon GF1 autour de 1600-3200 iso. Du coup je pourrai me passer d'emporter le 5d mark II.

J'ai pas vraiment eu le temps de faire le tour des nouveautés, mais on peut mentionner les choses suivantes:

  • Correction de la distortion optique et des perspectives. ENFIN!
  • Meilleur moteur de rendu, les images sont plus nettes, et le bruit est mieux contenu. On retrouve des plus belles nuances dans les situations avec des gros contrastes aussi.
  • De meilleures performances. Sur mon nouveau mac en tout cas. Je testerai un peu plus tard sur le eeepc (la mule des voyages légers)
  • Importation des vidéos. Ca fait pas de mal de plus avoir à faire ça à la main. Dommage qu'on puisse pas ensuite en faire grand chose. Ca serait bien pour lightroom 4 qu'il soit équipé d'un module un peu plus poussé pour les diaporamas. C'est le seul point où je trouve qu'aperture fait mieux. Ca devient pourtant très important de pouvoir mélanger vidéos, sons et photos pour pas mal de photographes.
  • Un nouveau module d'importation qui ne m'enchante pas des masses
  • Des petits raffinements, comme par exemple l'aperçu avant - après (touche "y" dans le développement) montre un vrai aperçu maintenant, par exemple si on recadre, on a à gauche la version avant recadrage. Avant, on voyait les deux versions recadrées.
  • Une amélioration du rendu du vignettage "après recadrage" et un grain film virtuel qui donne pas mal.

Les politiques tarifaires deviennent de plus en plus difficiles à défendre. Le logiciel est vendu 299$ aux US, 429.- en Suisse, soit 83.- de plus que le prix américain au taux de change d'aujourd'hui. Pour deux versions qu'on télécharge directement depuis les serveurs Adobe, donc certainement au même endroit pour l'achat suisse et l'achat US... C'est totalement absurde. Et c'est dommage parce que ces 83.- créent une belle différence entre un programme abordable et un programme cher. L'écart de marge serait certainement largement compensé par des ventes en plus, mais bon ça c'est les affaires d'Adobe...

Vous pouvez télécharger la démo ou l'acheter sur le site officiel.

PS: Si vous avez des amis ou des conseils d'endroits un peu alternatifs à visiter à Budapest, Belgrade, Mitroviça, Pristina, Sofia et Bucarest, hésitez pas à m'envoyer ça. Romain et moi serons par là pendant env 2 semaines fin juin.

Merci Apple! by Niels Ackermann

Ca y est, il est arrivé! Comme je vous l'avait indiqué dans le précédent billet, au dernier des multiples soucis qu'a connu mon macbook pro, je suis retourné fâché tout rouge au apple store et j'ai demandé à voir un(e) responsable afin de trouver une vraie solution. Mon but initial était d'obtenir une extension de la garantie de ma machine. Mais la responsable m'a fait une offre bien plus intéressante. Après 7 réparations, il semblait évident que la machine avait un problème. Et vu qu'elle était encore sous garantie (apple care jusqu'en septembre), il a semblé préférable de la remplacer. Et quand Apple remplace une machine, ô joie, c'est avec un modèle actuellement en vente.

C'est ainsi que mon core 2 duo s'est transformé en un magnifique i5 unibody (et avec écran mat, s'il vous plait). Et comble du luxe, l'engin est une machine neuve, donc on peut tout à fait acheter l'apple care (ce que je me suis empressé de faire). C'est donc reparti pour trois ans.

Autant dire qu'ils ont réussi à me faire passer de la situation de client frustré à celle de client ravi. J'ai beau être de plus en plus sceptique concernant la fiabilité du hardware de cette marque, leur service après vente est bien supérieur à tout ce que j'ai pu connaître avec d'autres marques. Chez apple, je n'ai jamais eu à me montrer verbalement agressif, cynique, ni avoir à mettre en doute les compétences de mon interlocuteur pour qu'on me propose une solution satisfaisante. Et ça, c'est inestimable.

C'est un peu tôt pour faire une petite review de la machine, mais l'impression d'ensemble est très bonne. Le design unibody, s'il fait mal aux poignets à cause des bords trop francs, donne une surprenante impression de sobriété et de robustesse. Niveau performances, tout tourne bien, mais je ne ressens pas un incroyable bond par rapport à ma machine précédente.

BioMac by Niels Ackermann

Enième retour de réparation pour mon macbook pro acheté en septembre 2007. Heureusement, avec les offres étudiant de l'université, ils offrent la garantie de 3 ans. Une garantie qui est à mes yeux indispensable quand on achète un mac. Depuis qu'il est arrivé, j'ai dû faire réparer:

  • la carte mère une fois à cause du problème de la puce graphique défectueuse, tous les macbookpro de la même génération que le mien ont eu ce problème hyper handicapant (plus d'image du tout)
  • le graveur DVD, deux fois, à 3 mois d'intervalle
  • l'écran, une première fois, parce qu'il avait une ligne de pixels défectueux
  • les ventilateurs parce qu'ils étaient devenus très bruyants (ça à la limite ok)
  • l'écran une deuxième fois, un mois après le 1er remplacement parce qu'il y avait un faux contact qui donnait l'impression de regarder une vieille télé soviétique et qu'il avait une petite tache claire .
  • la carte mère une deuxième fois en même temps que l'écran, parce que le SAV soupçonnait que le faux contact vienne de là.

Tout cela en utilisant cet ordinateur de manière particulièrement soigneuse. Je le transporte en faisant toujours hyper attention, il n'a jamais pris un choc, jamais été stocké à des températures ou des degrés d'humidité élevés. C'est d'autant plus décevant qu'un macbook "pro" devrait normalement s'adapter à un usage professionnel, donc quotidien et relativement intensif.

A côté de ces problèmes "internes", j'ai aussi assisté à la mort de deux batteries. Mais là je crois que c'est de ma faute, j'ai découvert un peu tard que stocker des batteries pleinement chargées sans les utiliser, c'est le meilleur moyen de les tuer rapidement. Un problème qui n'arrivera plus avec les modèles unibody.

En l'espace de deux ans et demi, je crois que les seules pièces qui s'ont d'origine sur mon engin, c'est le clavier, les parties alu du bas, ainsi que le... disque dur... je touche du bois (et fais des backup régulièrement).

Ces allers-retours à répétition illustrent bien ma relation d'amour-haine avec Apple. En 11 ans sur PC, le seul problème que j'aie eu, c'est un disque dur qui m'a lâché (en plus des problèmes naturels liés à windows), durant mes deux premières années sur mac, on a dû changer trois fois le disque dur (avant de remarquer que le problème venait d'une barrette de ram défectueuse).

Mais je reste un client relativement content. Parce que même si le hardware est de très mauvaise qualité, le service après vente est très bon. Ma dernière réparation a été effectuée en une journée, et les précédentes n'ont pas pris plus d'une semaine. Sur PC, j'aurais certainement dû envoyer mon engin quelque part au fin fond de la Suisse allemande d'où une secrétaire acariâtre aurait répondu à mes mails en disant que "de toute façon ça prendra le temps qu'il faudra, vous serez informé quand le technicien aura fini, mais ça prendra au moins quelques semaines" (expérience vécue par certains potes PCistes).

Je suis le seul à être aussi infortuné avec mes macs?

EDIT: Le ventilateur droit grésille violemment si j'ai pas la main posée sur l'ordi... je me demandais pour quand serait le prochain problème en espérant quand même avoir une semaine de répit.

EDIT 2: Apple a trouvé une très très arrangeante solution à mes problèmes à répétition. Je vous en dira plus tout bientôt et suis en attendant très très content.

Ca commence à me plaire by Niels Ackermann

Il faut toujours un peu de temps pour s'habituer à un appareil, arriver à en tirer les images qu'on veut. Ca commence à venir avec mon petit dernier. Je suis encore surpris par sa rapidité. La mesure automatique est assez efficace. Il m'arrive souvent de le régler en priorité ouverture et de le laisser gérer le reste.

Et pour le piqué, ça se passe de commentaires (tout en tenant compte qu'on est à pleine ouverture):

Extrait de l'image du dessus à 100%

Un complément sur le GF1 by Niels Ackermann

Mon précédent billet qui présentait le GF1 était très enthousiaste. Et pour cause, l'appareil est très bon et il est carrément révolutionnaire sur bien des points.

Mais entre temps, j'ai pu le confronter aux réalités du terrain, et j'ai pu identifier quelques points fâcheux. Mon évaluation de cet appareil n'aurait pas été complète sans en parler. Voici donc le complément un peu plus négatif.

Autant techniquement je trouve cet appareil quasiment irréprochable (seul défaut éventuel: le bruit de l'obturateur), autant au niveau de l'ergonomie, surtout de la conception des fonctions, je trouve que panasonic a fourni un travail lamentable. C'est cru, mais après avoir travaillé pendant des années sur des Canon, je n'arrive pas à comprendre qu'on puisse faire des choses aussi absurdes que ce qu'on voit sur ce panasonic (lequel semblerait être encore "moins pire" que le LX3 et d'autres de la marque). Pour l'analogie, ça me fait penser à la différence entre les téléphones Nokia et les Sony Ericsson. On peut faire les mêmes choses, mais ça prend 3x plus de temps sur un Sony Ericsson ou un Motorola que sur un Nokia. Ben c'est pareil entre le Lumix et mes Eos (ou mes compacts Canon).

Dans l'ordre des reproches

  • Je travaille souvent avec le viseur optique, donc je désactive l'écran (deux pressions sur le bouton display). Pour le reste du temps, j'ai activé un mode qui, après 30 secondes d'inactivité, éteint l'écran. Sauf que passé ces 30 secondes, que l'écran soit éteint ou non, il me dit qu'il va l'éteindre, ça à la limite ok... mais si je presse sur le déclencheur, il sort du mode d'économie et donc, il rallume l'écran, sans tenir compte du fait que je l'avais désactivé.
  • Toujours autour de cette histoire d'écran, si l'écran est éteint, la molette de réglage devient inopérante. Je n'ai pas forcément besoin de voir l'écran pour savoir quand il faut sur-exposer ou sous-exposer un peu. Je perds donc du temps en devant soit rallumer soit en appuyant sur le bouton Q Menu (quick menu, un moyen simple d'accéder à certaines fonctions, mais où le sens des priorités parmi les fonctions est aussi absurde).
  • Les modes autos et semi-auto (A, S) simulent l'exposition à l'écran: si je sous-expose, l'image s'assombrit. C'est bien. Mais pourquoi le mode Manuel n'a-t-il pas bénéficié de cette fonction? Mes Canons le faisaient aussi.
  • Il y a un bouton qui permet de bloquer la mise au point (et / ou) la mesure de lumière. C'est bien, j'utilise tout le temps ça sur mon 5d mk II (pour la mise au point). Mais sur le Lumix, ce bouton ne fait pas que bloquer la fonction sélectionnée. Il commence, à la pression, par faire la mise au point (comme si on avait pressé à mi course sur le déclencheur), puis il la fige. C'est redondant et inutile. On peut très bien faire la mise au point en pressant le déclencheur et la figer avec le bouton conçu pour. Là, on doit réfléchir à l'avance: si on va faire une mise au point qu'on doit figer, alors on la fait avec le bouton x, et sinon, avec le bouton y.
  • Il y a une fonction personnalisée permettant de déplacer la zone de mise au point. Très pratique. Mais quand elle est activée, les boutons du dos de l'appareil perdent leurs fonctions initiales (réglage de la balance des blancs, iso etc...) tout ça doit ensuite se faire via le quick menu... Ce satané quick menu aurait pu être aboli si, par exemple, le déplacement du focus se faisait en pressant ce bouton en même temps que les flèches au dos du boitier.

Sinon, il y a aussi quelques petits avantages que j'ai découvert en cours de route:

  • L'appareil est vraiment très léger. Presque trop, si je le mets à l'épaule, je le sens à peine, au point de toujours devoir vérifier si il n'est pas tombé.
  • L'autonomie est très bonne. Surtout quand on éteint régulièrement son écran.

A propos du viseur optique

Mon avis n'est pas encore totalement arrêté concernant le viseur optique. Il est indéniablement sympathique, il permet de travailler vraiment au feeling. D'autant plus que la mesure de lumière est assez efficace. Il m'arrive de me mettre en priorité ouverture, et de shooter au viseur.

Le cadre du 35mm de mon viseur helios colle assez bien à ce que cadre le GF1 avec le 20mm (en crop 2:3). Si le sujet est proche, il faut légèrement corriger la parallaxe, mais bon ça c'est pas surprenant.

Par contre, le Helios est assez sombre et je trouve la visée trop large. On arrive pas à voir toute l'image en un coup d'oeil, ça aide pas à bien composer. Et finalement, j'arrive pas à cadrer droit avec. Le comble quand on pense que c'était pour ça que j'avais commandé ça.

Lumix GF1, y a que les cons qui changent pas d’avis by Niels Ackermann

Dans mon évaluation des différentes options photographiques, j'ai longtemps raisonné de manière binaire: compact ou reflex. Les reflex étant associés pour moi à la partie travail, avec une qualité d'image adéquate obtenue au prix d'un encombrement certain. Les compacts de leur côté sacrifient la qualité d'image au profit de la taille (et éventuellement de la discrétion). Entre ces deux mondes diamétralement opposés, le néant.

 

Quand sont arrivés les appareils format micro quatre tiers, un format initié par Olympus et Panasonic, je n'ai même pas cherché à voir ce qu'ils pouvaient produire. Le format 4/3 choisi par Olympus me semblait un absurde ni-ni (ni les beaux flous et la taille des pixels des reflex traditionnels full frame ou aps-c, ni la compacité d'un compact), j'avais catalogué tout ce qui gravitait autour de manière très négative. Cet été, Olympus a présenté son très joli Pen, puis Panasonic a remis une couche avec le lumix GF1 (après des G1 et GH1 moins intéressants à mes yeux). Sur le moment, à part reconnaitre leurs évidentes qualités esthétiques, mon attention s'est contentée de les effleurer. Il était évident pour moi que c'était la continuité du ni-ni: ni la qualité d'image d'un reflex, ni la compacité d'un compact, et le tout pour le prix d'un reflex moyen de gamme. Pour faire court: on aurait la poche allourdie d'un gros appareil produisant de médiocres images.

C'est assez tard que j'ai réalisé mon erreur. Quand Antoine m'a fait découvrir ce splendide test du GF1, j'ai fini par ouvrir les yeux. Il y a quelque chose de grand qui est en train de se passer. De nouveaux produits apparaissent sur le marché, entièrement conçus autour de ce que permet le numérique. Ce ne sont plus de simples transpositions en numérique de ce qu'on faisait en argentique. En plus cette nouvelle catégorie porte un nom rigolo: EVIL pour Electronic Viewfinder Interchangeable Lense. D'un ni-ni, ces appareils sont passés à mes yeux à un win-win: à peine plus massif qu'un Canon G11, pour une qualité d'image quasiment aussi bonne qu'avec un reflex. Avoir en permanence dans son sac ou sa poche un appareil qui permette de produire de bonnes images, c'est le fantasme de tout photographe. C'est pourquoi j'ai décidé de franchir le pas et de me commander la bête. Et vu que ces appareils ont des objectifs interchangeables, j'ai pris avec le 20mm f/1.7, qui donne un équivalent sur un capteur 35mm de 40mm. Une focale tout à fait dans la plage que j'affectionne.

Pour pousser le confort un peu plus loin, j'ai aussi déniché sur eBay un viseur optique à fixer dans sa griffe flash. Cadrer au viseur permet de gagner en stabilité et en temps au moment de composer l'image. Et en même temps de garder le contact avec le sujet, voir tout ce qui se passe.

Ce post est l'occasion de faire une petite review de l'engin à ma sauce. Un peu de technique et beaucoup de ressenti. L'approche n'est pas très protocolaire. Les images sont toutes (sauf celles de mon test sur la fiabilité des iso) passées par ma moulinette lightroom. Ca fait partie de mon test que de voir ce que je peux tirer des fichiers produits par l'appareil.

L'article va être long. Donc pour voir la suite, c'est par ici.

Pourquoi acheter encore un appareil de plus?

J'ai, un temps, été tenté par un leica M8, mais le prix et la lenteur du service après vente se sont montrés dissuasifs. Avec le GF1 je pense qu'on atteint pour une fraction du prix une partie des avantages de ces appareils: un encombrement réduit, la possibilité de travailler discrètement, un appareil peu intrusif qui dérange moins les personnes prises en photo. Certes on n'aura jamais le piqué, le rendu des couleurs ou la dynamique que procure un M8, mais au niveau du confort de travail, je pense qu'on s'en approche pas mal.

Même le tout neuf Leica X1 peine à justifier son prix diabolique face au GF1: son objectif (non interchangeable) équivalent 35mm n'ouvre qu'à f/2.8. Le 40mm du lumix, ouvrant à f/1.7 offre environ 1.5 diaph de plus. Ce qui veut dire que quand on travaille à 800 iso sur le GF1, il faut être à env 2000 iso sur le X1 pour avoir la même exposition. Et c'est sans parler de l'autofocus du X1 qui semble souffrir d'une certaine lenteur.

Assez cassé du sucre sur le dos des concurrents, passons à une analyse point par point de l'objet.

Construction

Le premier choc, c'est la taille. L'appareil est effectivement très compact. J'avais peur que son épaisseur soit plus gênante. J'ai dans ma veste des poches assez amples, mais il se glissera sans aucun problème. Couplé au 20mm, il sait se faire vraiment petit et discret. Sous une veste, il pourra être discrètement sorti puis rangé sans que personne ne l'aperçoive.

Les matériaux employés sont très bon. Tout le tour est en je ne sais quel métal, il n'y a pas de pièce qui tremblote ou qui grince en pressant dessus. Il inspire confiance.

Bruit de l'obturateur / moteur focus

Une de mes craintes, c'était le bruit de l'obturateur. J'avais lu par-ci par-là qu'il est bruyant. C'est partiellement vrai. Le son est bref (plus bref que sur un leica m8 par exemple) mais très métallique et sec. Ce n'est pas aussi grave que ce que je craignais, mais c'est pas le summum de la discrétion non plus. Ce qui est dommage pour un appareil de cette technologie. Théoriquement on pourrait presque se passer d'obturateur il me semble. Si vous voulez voir ce que ça donne comparé au Olympus Pen et au Canon 7d, je vous conseille cette vidéo réalisée par un type ayant un charmant accent allemand. Comme le fait remarquer ce cher germanophone, une possibilité de garder l'obturateur non réarmé tant qu'on ne relâche pas le déclencheur aurait été une solution facile à implémenter.

Le moteur du 20mm f/1.7 est par contre très silencieux. On entends un léger souffle qui m'a l'air d'être surtout dû au joint d'étanchéité ou éventuellement à la friction des matériaux.

Mise au point, vraiment si rapide?

Oui, elle est pas mal rapide. Mieux que tout ce que j'ai vu jusqu'à maintenant sur un compact. Pas au niveau d'un reflex haut de gamme avec un objectif a motorisation ultrasonique, mais la comparaison qu'on peut lire sur certains sites qui disent que c'est du niveau de ce qu'on a sur un reflex d'entrée de gamme est assez juste. Donc une bonne vitesse qui permet de ne pas louper trop d'actions. Surtout conjugué avec le point suivant.

Et non contente d'être rapide, la netteté est excellente. En tout cas avec le 20mm f/1.7, même  à pleine ouverture, je suis impressionné par le piqué. Et même dans un environnement sombre, elle s'en tire avec les honneurs.

Vitesse du déclenchement

Là, c'est la grosse bonne surprise. Avec tous les compacts que j'ai utilisé jusque là c'était systématiquement le maillon faible: un délai entre la pression sur le bouton et la prise de vue qui me fait rater le bon moment. Ici, ce délai il est extrèmement bas. Je ne vois pas de différence significative par rapport à mon 5d mark II ou mon 30d (lequel je trouve légèrement plus réactif que le 5d mark II, mais c'est des différences infimes à ce niveau là).

C'est un très bon point pour cet appareil: un focus relativement rapide et un déclenchement instantané, on n'a plus trop d'excuses pour rater une image.

Confort de visée

Je n'aime pas viser sur un écran. J'apprécie les compositions très frontales, avec des verticales bien droites, des symétries etc. Et pour ça, il faut que l'oeil soit bien dans l'axe, sinon il y a toujours un côté qui penche. En visant à l'écran, je me retrouve souvent à viser de côté, et je perds la perception des horizons bien droits.

Du coup, j'ai commandé, en même temps que l'appareil, un viseur optique. Pour l'objectif 20mm, il me faut quelque chose entre le 35 et le 40mm. Les viseurs 40mm étant un peu chers, j'ai opté pour le Helios dont il est dit beaucoup de bien. Il se trouve facilement neuf sur ebay. Ces viseurs étant faits pour un 35mm format 2:3, je ne sais pas trop à quoi m'attendre en visant pour une photo format 4:3. Hélas, la très zélée administration fédérale des douanes n'a pas réussi à terminer son harassante besogne. Il me faudra donc quelques jours de plus pour vous dire ce qu'il en est de l'usage de ce viseur.

Pour revenir à l'écran, il est très bon. Il a une excellente définition (la même sur sur le 5d mark II, le S90, le G11 etc), on peut ajuster tant la luminosité et le contraste que les couleurs. Un bon point parce que je le trouve un peu pâlot. De plus, il a une fréquence de rafraichissement très élevée. 60 images secondes il me semble. C'est une bonne chose, pour bien voir ce qui se passe.

Je n'ai pas encore trouvé comment activer la simulation de rendu. J'espère qu'elle existe sur cet appareil, et je ne peux pas envisager que ça ne soit pas le cas. C'est une fonction bien utile pour vérifier avant la prise de vue si on est trop sombre ou trop clair.

Sensibilité par rapport au 5d mark II

Une chose qui m'a intéressé à propos de la sensibilité de l'appareil, c'est le résultat en fonction d'une luminosité donnée. En discutant l'autre jour avec un confrère des progrès en termes de sensibilité, il m'a mis la puce à l'oreille. Pour lui, les gains en sensibilités ne seraient que partiellement imputables aux capteurs. Le gros serait en fait le résultat d'une tendance à sous-exposer. Son hypothèse est même que les temps de pose soient faussés. Mais là, ça me semble un peu gros quand même.

DxO Mark, parmis ses outils de benchmark, indique la sensibilité annoncée et la sensibilité effective. En comparant ces données pour le Lumix G1 (il n'y a pas encore les données pour le GF1, mais vu qu'il a quasiment le même capteur et les mêmes composants, j'estime que la différence de résultats doit être marginale) et le 5d Mark II (ça sert à rien de commencer à troller, la tendance est la même avec le Nikon D3 ou le D700), on obtient ça:

À en croire cette source, le Lumix aurait tendance à avoir une sensibilité effective plus élevée que celle annoncée par le fabricant et à l'inverse le 5dII plus faible que ce qu'il annonce. La différence entre les deux correspond assez exactement à un diaphragme. Ce qui voudrait dire concrètement, à en croire ces données, que pour un temps de pose et diaph identique, si je prends une photo sur le lumix à 3200 iso, j'aurai la même exposition qu'avec le "6400 iso" théoriques du 5d mark II (même très légèrement sur-ex sur le Lumix).

J'ai donc décidé de tester ça en prenant une image similaire sur les deux appareils. Les deux réglés à 640iso, à f/2.2 et à 1/40 sec. Pour éviter tout biais, la balance des blancs a été ajustée à 5600 kelvin sur les deux appareils. Je dois dire, en voyant les images produites sur l'ordinateur, que j'aimerais bien savoir sur quelle base DxO arrive à ses résultats.

A gauche: le 5d mark II et à droite le GF1. Les deux en raw (sRAW1 pour le 5d) et ouverts tels quels dans Lightroom 2.6 sans aucun traitement. L'image produite par le GF1 semble légèrement plus sombre que celle du Canon. Hypothèse: peut-être que Panasonic a aussi décidé de sous-exposer les images du GF1 (le graphique du dessus est fait avec le G1) pour avoir de meilleurs résultats en terme de bruit en haute sensibilité.

Ca me casse un peu dans mon élan, moi qui espérait lancer une bombe et remettre en question tout ce qui se fait dans les tests classiques grâce à cette histoire de sous-ex, en fait c'est plus un pet dans l'eau. Mais comme ça on est fixés.

Autrement, aux sensibilités de 100 à 800 iso, les résultats sont excellents (je ne parle qu'en raw, le jpg ne m'intéresse pas). On peut même sur-exposer ensuite passablement les fichiers en post-production sans trop de perte de qualité. Le bruit est plutôt joli, il ne dessine pas de motif disgracieux comme on pouvait en voir sur certains anciens appareils.

Après un rapide essai dans mon garage souterrain, je dois dire que le résultat à 3200 iso est à peu près similaire à ce que j'obtenais sur mon 30d, avec moins de banding, mais plus de gros artéfacts. Mais je travaille en raw dans Lightroom 2.6. Il se pourrait que la version 3 et son nouveau moteur améliore un peu le résultat, ce qui rendrait cet appareil utilisable à cette sensibilité pour des images prises dans des conditions extrêmes. Là, on est déjà limite limite. Avec un peu de travail fin, on peut en tirer quelque chose de "livrable".

La première image de ce billet est faite dans des conditions vraiment très difficiles. Il y a très peu de lumière qui venait de la gauche. Je trouve que l'appareil s'en est franchement bien tiré. Surtout quand on pense que c'est un engin qui tient dans la poche.

Une autre image faite à 3200 iso

Intérêt du format 4:3

Depuis que je fais de la photo "sérieusement", soit depuis environ 5 ans, je n'ai quasiment que travaillé en ratio 2:3, celui du 24x36. J'ai fait un peu de moyen format pour le fun, mais ça m'imposait trop de contraintes (surtout financières). Le format 4:3 m'a semblé un choix étrange au début. Il n'est pas idéal sur les nouveaux écrans d'ordinateurs, qui sont tous de types "panoramiques", il n'est pas non plus adéquat en usage presse: une double page dans un magazine ou une image en tête d'un article collent beaucoup plus aux dimensions d'une image 2:3 qu'une image 4:3. Mais ce format offre aussi des avantages. Il permet une composition plus centrée sur le sujet, en réduisant l'espace "vide" autour. Ayant l'oeil formaté au 2:3, je ne suis pas certain d'adhérer un jour à ce format plus carré. On verra.

De plus, si on désire travailler dans d'autres formats, par exemple en carré, ce format est bien plus intéressant puisque, le côté le plus petit étant plus large qu'en 2:3, on perd moins de pixels. Et c'est là que ce genre d'appareils nouveaux, dénués de visée optique, se démarque. Il est tout à fait possible de travailler dans d'autres formats et de viser dans ce format. Et Panasonic l'a bien compris en offrant 4 ratios différents: 4:3, 2:3, 19:9 et 1:1. Et là où ça devient hautement intéressant, c'est que l'appareil est même capable de faire des fichiers raw dans ces formats. Donc imaginons que le format 4:3 ne me convainque pas, je peux passer en mode 2:3 et j'aurai toujours des fichiers raw de 10mpix dans le ratio auquel je suis habitué.

Ergonomie générale

Je trouve les menus du Lumix peu accueillants. Tout me semble à revoir dans leur conception: la couleur en rose pastel est immonde, les textes sont écrit en grand, mais ne disent rien. Tout est abrégé au point de devenir incompréhensible. Par exemple "verr. mpa/ea fixe", pour moi ça ne veut rien dire. Le fabricant aurait pu mettre à profit la très confortable résolution de l'écran, utiliser une typo plus petite et mettre des textes intelligibles. Canon y arrive très bien (et avec un fond sombre, la lisibilité est bien meilleure je trouve).

Par contre, une très bonne idée de Panasonic: il me semble avoir vu l'écran adapter sa luminosité en fonction de l'éclairage ambiant. Il utilise le capteur pour s'informer. C'est très intelligent. C'est une fonction que j'aime également beaucoup sur mon 5d mark II (un petit capteur de lumière y est consacré sur l'arrière du reflex).

Au niveau des boutons, la conception est plutôt bonne. Je n'ai pas encore eu le temps de bien tout assimiler, mais je trouve que le bouton iso tombe bien sous le pouce. La molette est par contre un peu rigide. Elle remplit deux fonctions puisqu'elle est cliquable. C'est assez bien pensé. Finalement, la possibilité de pouvoir personnaliser la fonction d'un des boutons est toujours bienvenue. J'ai réglé le mien pour qu'il ajuste le format de l'image (4:3, 2:3, 16:9, 1:1).

Lectures annexes

Quelques autres reviews qui pourraient intéresser le technophile:

Du matériel Canon à vendre by Niels Ackermann

Ces derniers jours j'ai enfin pu voir ce que vaut mon 35mm f/1.4 L. Et effectivement, c'est de la balle! C'est surtout en se mettant à 21 millions de pixels qu'on voit la qualité de cette optique, je trouve.

Par conséquent, mon 35mm f/2.0 fait double emploi. C'est pourquoi je le vends. Je l'ai acheté en janvier 2009, il est en parfait état et fourni avec un filtre UV de marque B+W et le pare soleil Canon. Le tout coûte environ 450.- neuf, je le vends pour 300.- à discuter.

Je vais aussi me séparer de mon cher 30d. Je l'ai gardé comme boitier de secours au cas où, mais je me rends compte que le service technique de Canon est très compétent en cas de problème avec mon 5d mk II, et les différences dans la configuration des boutons entre le 30d et le 5d mk II m'imposeraient de toute façon beaucoup trop d'efforts pour que ça en vaille vraiment le coup. Je le vends avec le grip et deux batteries pour 500.-. Là aussi je suis éventuellement ouvert à la discussion, mais ça me semble être un bon prix pour un boitier de ce niveau, avec un grip et deux batteries.

Toutes mes photos d'Ukraine prises durant l'été, ma série sur les élections à Genève, et environ 90% des images que j'ai fait depuis 1 an sont réalisées avec le 35mm f/2.0. Ca vous donne, je pense une très bonne idée de la polyvalence et de l'efficacité de cet objectif.

Mon 30d quand à lui m'a servi à faire tous mes boulots photo jusqu'à l'arrivée de mon 5d II en janvier passé. Ca inclut le travail sur les travailleurs sans papiers (que je vas bientôt remettre sur le site), trois éditions du festival de Dour, la série sur l'euro-foot, diverses manifestations, beaucoup de concerts. Il est très bien conservé, je suis très soigneux avec mon matériel. Même si il y a eu pas mal d'évolutions au niveau des sensibilités ces dernières années, ça reste un appareil qui m'a donné de très bonnes images et qui, j'en suis certain, donnera grande satisfaction à d'autres photographes.

Si vous êtes intéressés, n'hésitez pas à me contacter par un des moyens listés sur la page contact.

Faut faire gaffe by Niels Ackermann

Ces jours, la température est remontée à Kiev. Elle était de 3°C il y a deux jours, et aujourd'hui elle flirtait avec le 0 par le dessus. La conséquence, c'est que tout le joli duvet neigeux qui emballait la ville est en train de fondre, formant ça-et-là des flaques d'eau pouvant atteindre 15 à 20cm de profond. Autant dire qu'il faut faire attention à où on met les pieds.

Je redoute la rechute de température qui devrait arriver demain et qui risque de transformer ces immenses flaques en patinoires.

Mais le danger ne vient pas que du sol. La neige fondant n'adhère plus sur les toitures et tombe en gros blocs dans la rue. J'ai rapidement compris la signification des barrière bloquant l'accès à des portions de trottoirs après avoir assisté à quelques chutes de blocs de neige. La photo qui illustre ce post a été prise pendant une de ces chutes, mais vu qu'elles sont totalement imprévisibles, j'ai été pris de court et le gros du bloc de neige avait déjà atteint le sol au moment du déclenchement. Le cadrage on en parle même pas.

Un test du s90 au marché de Petrivka by Niels Ackermann

Dernière journée à Kiev pour Tasha, la journaliste de l'hebdo. On est allés faire un tour au marché de Petrivka, que mon guide (papier) recommande pour son abondant choix de logiciels contrefaits ou de livres. Mais le marché est très vaste et on y trouve beaucoup d'autres choses, des habits surtout.

Sur les conseils de ma collègue, le 5d est resté dans le sac. Je me suis dit que c'était donc l'occasion d'essayer mon minuscule compact, le canon s90 en conditions. Voilà donc un petit exemple pour les amis qui demandaient depuis si longtemps une démo de ce que vaut le s90 en reportage.

Ce boulot n'est pas du tout représentatif de ce que je fais d'un point de vue qualitatif. Il n'est pas non plus très représentatif du marché. J'y ai surtout fait du "lèche échoppes", et je n'ai pas pris la peine de faire les photos les plus adéquates. Peut-être que j'y retournerai une fois pour faire une série avec mon vrai boitier, c'est vraiment une atmosphère très particulière qu'on ne voit jamais en Suisse. Il y a de quoi faire de splendides portraits des vendeurs dans leurs stands, entourés de magnifiques fourrures, de piles de CD ou DVD...

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J'ai apprécié:

  • La discrétion de l'appareil. On peut vraiment faire des photos sans que personne ne se doute de rien.
  • La qualité des fichiers raw. Ils sont un peu trop contrastés à la base, mais sous lightroom, je leur applique un preset qui réduit les hautes lumières, éclaire les tons sombres et rajoute de la lumière d'appoint, ce qui me donne des fichiers étonnamment neutres qui peuvent ensuite être bien retouchés.
  • Le grain qui, bien que présent et assez visible dans la sensibilité à laquelle j'ai travaillé (500 iso) reste plutôt joli et ne détruit pas trop les détails.
  • La mesure auto assez bonne dans l'ensemble. J'ai travaillé en mode P que je corrigeais de + ou - 1 diaph, sans trop de soucis.
  • L'autonomie de la batterie. L'appareil reste toute la journée dans la poche de ma veste, relativement peu abrité de températures autour de 0°C. Et pourtant j'ai eu à recharger pour l'instant une seule fois ma batterie depuis mon arrivée en Ukraine il y a 10 jours. Et c'était plus pour être sûr qu'elle soit pleine que parce qu'elle en avait vraiment besoin.
  • Les molettes sont assez utiles, mais paradoxalement j'utilise beaucoup plus celle de l'arrière du boitier que celle qui est autour de l'objectif. Très bien pensée, mais elle tombe mal sous les doigts quand on shoot depuis le ventre.

J'ai moins apprécié:

  • Le délai au déclenchement (surtout quand il faut faire le focus)
  • Le fait que si j'éteins l'appareil dans un mode (P S A ou M), et que je le rallume, il garde tous les réglages d'avant l'extinction sauf le zoom, qui revient en grand angle. C'est souvent trop large pour moi, je préfère le 35mm au 28. On peut enregistrer un niveau de zoom avec le mode custom, mais ça fige d'autres réglages aussi.
  • La balance des blancs auto qui vire pas mal sur les bleus.
  • La profondeur de champ propre aux compacts. On voit tout net (et en même temps rien n'est fantastiquement piqué). Ca fait des images peu agréables à lire.

En conclusion, je ne me verrais pas faire entièrement un sujet avec cet appareil. Il est très bon pour un compact, mais il reste selon moi le genre de truc qu'on garde pour les conditions limites, typiquement celles où faire des photos peut être mal vu ou dangereux. Ce n'était pas le cas dans ce marché, qu'on se rassure. J'en ai fait durant l'été sans soucis.

Maintenant je serais très curieux de pouvoir essayer le panasonic GF-1 avec son 20mm f/1.7 et voir si le supplément de taille et de poids est compensé en qualité d'image et en rapidité.

EDIT: Je vois qu'il y a sur certains forums ou chez certains amis la question du choix entre G11 et S90. J'ai hésité pas mal avant d'acheter le S90. Le boitier plus massif du G11 permet une meilleure prise en main et la griffe flash permet de mettre un petit viseur optique. Mais c'est à peu près les seuls avantages que je dois reconnaitre au G11 sur le S90. En dehors de ça, il est plus gros, plus lourd, son optique est moins lumineuse en grand angle (or je travaille toujours entre 28 et 35mm), plus cher. La différence de volume, poids et prix n'est pas compensée par un gain qualitatif au niveau des images produites. Et les images issues de compact, pour moi ça reste des images de compact.

Donc partant de ce constat, tant qu'a avoir un appareil qui produira des images "bonnes sans plus", autant qu'il soit vraiment compact et que je puisse l'avoir toujours sur moi sans déformer mes poches de veste. C'est pour ces raisons que j'ai opté pour le S90, et je reste convaincu d'avoir fait le bon choix.

Le G11 a un volume et un poids assez proche du Lumix GF-1 équipé du 20mm. Mais la qualité d'image du GF-1 semble d'après ce que j'ai pu voir bien supérieure à ce que produit le G11. Mais cela fera très certainement l'objet d'un nouvel article à mon retour en Suisse.