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Joyeux Noël! by Niels Ackermann

La déco de Noël de l'usine Firmenish depuis les nouveaux bureaux de l'agence Rezo. Je profite de cette image, capturée ce matin depuis la terrasse des nouveaux locaux où l'agence Rezo.ch s'est installée (6 Ch. de la Gravière, 1227 Les Acacias) pour vous souhaiter un joyeux Noël et de très bonnes fêtes de fin d'année.

J'espère que votre année 2013 se déroulera dans la joie et la santé et vous donnera l'occasion de réaliser tous vos projets.

J'achève une année absolument fascinante, à la fois dans la photo et du côté des études. 2013 s'annonce encore plus enthousiasmante, avec l'implication dans un grand projet de recherche FNS pour achever mon Master, et trois gros (voire très gros) projets photographiques qui m'occuperont tout au long de l'année, et probablement au delà. Des projets d'une ampleur que je n'avais encore jamais pu envisager auparavant, et que j'ai hâte de pouvoir vous présenter.

Nouveau design, nouvelle disposition, nouveau contenu by Niels Ackermann

On est en février et comme promis le site change d'apparence. Il reste bien sûr un tas de petits détails qui devront encore être corrigés, mais dans l'ensemble  ça m'a l'air de fonctionner. Ce qui change: j'ai séparé le blog du portfolio. Pour moi, les deux pouvaient toujours aller de pair, mais un ami m'a fait remarquer que cela n'allait pas forcément de sois pour mes clients potentiels (essentiellement des iconographes). Le lendemain, je rencontrais justement une iconographe qui m'a dit en voyant mon nom «ah, je connais votre site, je l'avais consulté avant d'acheter un macbook air», mais elle n'avait pas vu mon travail photographique. Par cette séparation entre travail photo et blog, j'espère donc apporter un peu plus de clarté à ces deux aspects de mon site.

J'aime bloguer, quand j'en trouve le temps, et mes critiques d'appareils technologiques sont généralement appréciées. Il n'y avait donc aucune raison d'arrêter d'en faire.

Avec un peu de chance, cette séparation me permettra aussi de développer plus à fond les deux aspects: un portfolio plus complet qui permettra à des iconographes, journalistes ou autres personnes curieuses sur mon travail d'en voir plus et dans de meilleures conditions, et un blog sur lequel je pourrai adopter un ton moins formel.

J'ai profité de la mise à jour pour ajouter quelques fonctionnalités qui faisaient défaut, comme un moteur de recherche ou une navigation paginée dans les archives.

Si tout va bien, dès lundi je pourrai vous raconter quelques anecdotes de mon nouveau périple ukrainien. Je décolle en effet demain matin pour deux nouvelles semaines à Kiev et dans les environs. Vu le climat ambiant, le sac est plein d'habits bien chauds.

PS: Une transition comme le fait de passer le blog de nack.ch à nack.ch/blog, si elle peut paraître anodine, implique quand même quelques soucis vis-a-vis des liens et autres. J'ai mis en place des redirections pour mes principaux articles vers leur nouvel emplacement, donc normalement tout devrait se passer sans encombres pour vous. Par contre, il est possible que les personnes abonnées à mon flux RSS rencontrent des problèmes. J'ai aussi mis une redirection, mais je ne suis pas certain qu'elle marche avec tous les aggrégateurs. Si jamais, la nouvelle URL de mon flux RSS est: http://nack.ch/blog/feed

Les petits qui font de grandes photos by Niels Ackermann

Vite vite vite! Jusqu'à lundi, vous pouvez voir dans les vitrines de l'incontournable magasin Au Père et Fils (8 rue de Berne, à deux pas de la Gare Cornavin) une très jolie exposition de sténopés réalisés par deux classes de primaires du quartier des Paquis.

Ca fait déjà plusieurs jours que j'avais prévu d'en parler sur ce blog tant ces photos m'ont fasciné, mais je n'ai hélas pas eu le temps (cf. plus bas). Les photographes exposés ont entre 10 et 11 ans, et le matériel est rudimentaire: des boites à chaussure au fond desquelles du papier photo a été fixé. Pas d'objectif, juste un tout petit trou dans le carton par où la lumière entre et expose le papier. C'est le principe du sténopé.

Ce qui m'a le plus impressionné, c'est que les images produites par ces gamins, malgré leur manque de pratique, de culture de la photo et malgré les handicaps inhérents au sténopé (impossible de viser, un seul essai à la fois, impossible de connaître précisément l'angle de vue, des temps de pose très longs) sont pour la plupart très belles et présentent pour certaines des compositions que des adeptes du déclencheur bien plus chevronnés n'auraient pas reniés. J'ai encore de la peine à le croire, mais les profs qui ont encadrés le projet m'ont assurés qu'ils n'ont pas "guidé" les élèves pour le choix des cadrages ou des sujets.

Bref, une très belle leçon d'humilité que nous propose l'ami Francis dans les vitrines de son magasin.

Quelques mots sur les mises à jour de ce blog.

En passant, désolé pour tous les fidèles lecteurs qui ne peuvent que constater ma criante inactivité sur ce site ces derniers temps. Comme vous le savez peut-être, à côté de la photo, je suis aussi étudiant, enfin je l'étais avant le départ au Cameroun et je le suis à nouveau depuis mon retour puisque j'ai commencé un Master en science politique. Le travail demandé étant assez conséquent, il ne me reste que très (trop) peu de temps disponible pour la photo, et encore moins pour m'occuper de ce site. C'est bien triste, mais bon. Dans un an, on en rira!

J'ai depuis Perpignan quelques projets dans les tirroirs concernant ce site. D'ici février si tout va bien, je modifierai un peu l'organisation de manière à séparer plus clairement le portfolio du blog. J'en profiterai bien sur pour mettre à jour le portfolio avec mes travaux récents.

Paparazzi récompensé aux Swiss Press 2010 by Niels Ackermann

Je ne suis pas très concours en général, mais avec le Swiss Press Photo, c'est quelque chose de particulier. Depuis que j'ai 14-15 ans, j'aime feuilleter le catalogue des lauréats, c'est en partie là dedans que j'ai découvert et admiré le travail de l'agence avec laquelle j'ai aujourd'hui la chance de travailler. Je regardais ces reportages en me disant "un jour ça sera moi qui aurai des photos là dedans". C'est le cas depuis les deux dernières éditions (le botellon et le reportage sur la communauté latino en pour l'édition 2008, le reportage sur les gamers pour celle de 2009). Mais les séries que j'envoyais n'étaient jusque là pas dans le trio de tête. Le livre présente en effet les trois premiers travaux de chaque catégorie, puis quelques images qu'ils ont apprécié parmi les candidatures restantes.

Cette année, deux de mes reportages sont présents dans le livres. Le reportage sur les Paparazzi est arrivé 2e de la catégorie Actualité, et mes photos des élections ukrainiennes sont publiées dans la catégorie International (mais ne sont pas dans le trio de tête). En plus, la sélection des images présentées correspond beaucoup à celle que j'aurais fait. Ca me fait vraiment plaisir!

Je profite de l'occasion pour remercier les magazines qui ont rendu ces sujets possibles: L'Illustré qui m'a envoyé à Gstaad pour suivre les Paparazzi, et l'Hebdo qui a fortement soutenu mon projet en Ukraine. Leur soutien, durant une période relativement difficile pour la presse suisse était très apprécié. Et merci aussi aux journalistes qui m'ont accompagnés pour ces sujets: Tasha Rumley en Ukraine et Arnaud Bédat à Gstaad, ainsi qu'à Wiliam, le photographe qui m'a laissé le suivre durant son travail.

Merci aussi à Patrick qui m'a informé de ce résultat, car au Cameroun, on ne trouve hélas pas le livre du Swiss Press. D'ailleurs, si vous êtes à Genève en mai, allez voir son exposition de photos réalisées à Champ Dollon et à Bochuz. C'est du 6 au 28 mai à la Halle Nord, et le vernissage a lieu le 5 mai à partir de 18h.

Un bon conseil... by Niels Ackermann

... toujours prendre les conseils des autres avec des pincettes. Je ne compte plus le nombre de fois où je fais ce constat.

Avant de partir différentes personnes m'ont décrit le Cameroun comme un mélange de splendides occasions photographiques et d'une très grande difficulté à les immortaliser. «Si tu sais photographier là bas, tu sauras photographier n'importe où après», «Evite de sortir ton appareil dans ce quartier, c'est plein de voleurs»«C'est très dur, les gens te demandent toujours de l'argent», «La photo est mal vue, beaucoup de gens craignent qu'on s'en serve ensuite pour leur jeter des sorts»... et divers autres avis agrémentés d'anecdotes plus ou moins effrayantes que, sans le vouloir, j'ai un peu trop intériorisé, au point de ne quasiment plus toucher à mes boitiers durant mes trois premiers mois ici.

Grave erreur! Mon moral me l'a fait comprendre il y a environ deux semaines sous la forme d'une très profonde humeur noire (pour rester poli), laquelle s'est heureusement achevée sur une décision: faire fi de toutes ces remarques et ne plus sortir sans un appareil. Quand bien même faire des photos ici serait aussi problématique que ce qu'on m'a décrit, autant que les hypothétiques problèmes arrivent en ayant pris des photos que de laisser avec certitude pourrir tout ce matériel dans une boite en plastique (pleine de silicagel, certes) (les mots en gras, c'est pour rendre plus évidente la réflexion mathématique sous-jascente).

Depuis deux semaines, mon moral est au beau fixe, et je ne manque plus une occasion d'immortaliser quelque chose. Un collègue, une rue, un endroit. Et bon sang ça fait du bien!

Et je peux désormais dire que, non, ce n'est pas plus difficile de faire des photos à Douala que dans les autres pays que j'ai visité. On a dû me demander à peu près aussi souvent de payer qu'en Suisse (il y a des gens qui se croient très drôle en Suisse en demandant au photographe combien on va payer pour les photographier, ici, ils y pensent juste un peu plus sérieusement), on ne m'a encore jamais accusé de sorcellerie, et mon fidèle 5d mark II essuie des regards bien moins admiratifs et envieux que n'importe quel compact à 200chf.

Le seul obstacle qui m'empêche de déclencher autant que je désirerais, c'est le temps: avec environ 40h de travail par semaine au Collège, le temps nécessaire aux achats et au nettoyage de la maison et le fait qu'à 18h le soleil soit couché, il ne reste que les week-ends pour  coller l'oeil au viseur.

Vous voulez essayer un truc? by Niels Ackermann

H&M propose sur son site un petit programme permettant de créer (dans la limite de leur catalogue) le look de ses rêves. J'ai remarqué en demandant à quelques amis de créer la fille / le mec de leurs rêve que ça donne des trucs qui en disent assez long sur leur personnalité. Du coup je suis intéressé de voir le résultat en étendant un peu la collection.

J'ai mis en place un petit tumblr: http://chicksonheels.tumblr.com/

N'hésitez pas à faire part de vos créations, je les ajouterai progressivement. Pour plus de spontanéité, je vous conseille de ne pas regarder ce qui a été fait par les prédécesseurs.

Que c'est beau la photographie by Niels Ackermann

Amis photographe, journalistes, iconos (quoique non, mieux vaut que les iconos ne voient jamais ces textes). Si jamais vous ne connaissez pas encore ce blog, je vous en recommande chaudement la lecture. Ses articles caustiques décrivent avec un humour raffiné l'évolution du monde de la photo de presse de ces derniers temps: Que c'est beau la photographie. Je pensais juste que l'analyse de la chute d'Oeil Public serait un peu plus croustillante.

Et c'est reparti! by Niels Ackermann

Voilà un bien étrange revirement! Après pas loin de sept mois d'inactivité sur le grain de sel, je me relance sur le web. C'est qu'il s'en est passé des choses durant ces sept mois. Il y a eu ce fabuleux voyage en Ukraine qui m'a fait découvrir tant un pays fascinant que la passion qu'on peut éprouver à partir sans trop savoir ce qu'on va voir, sans trop savoir où on va dormir à l'arrivée. Cette expérience m'a tellement plu que j'ai saisi la première occasion pour repartir. Le 30 décembre, je serai dans l'avion pour Kiev et je n'en reviendrai que le 18 janvier, après le 1er tour des élections présidentielles. Les premières depuis la révolution orange de 2005. Des élections qui m'intéressent à plusieurs titres. D'un côté parce qu'elles se tiennent dans un contexte des plus tendu: la crise économique a très durement frappé le pays, le rêve européen semble avoir disparu, et finalement la Russie voisine s'est montré peu tendre avec certains pays voisins aux velléités trop pro-occidentales. Sous un autre angle, c'est la relation que les habitants de ce pays ont avec une toute jeune démocratie qui m'intéresse. La politique s'y pratique-t-elle comme chez nous? On verra.

Mais durant ces sept mois, il y a eu aussi beaucoup de doutes. Jamais je n'ai eu aussi peu confiance en mon travail. Un manque de confiance terriblement destructeur. Ce n'est que récemment que j'ai remarqué de quoi venait ce manque de confiance: il a commencé à peu près quand j'ai arrêté de tenir régulièrement un blog et quand j'ai arrêté d'alimenter sérieusement mon flickr. C'est con, mais j'ai remarqué ces jours à quel point on ne se sent exister qu'à travers les autres. J'ai donc envie de revenir à un usage d'internet plus proche de ce que j'en ai fait pendant des années. Cet échange avec vous tous, c'est quelque chose qui m'a énormément apporté, et je vous suis, à ce titre, infiniment redevable.

C'est pour ces raisons que le retour à l'expérience blog s'imposait de lui même. Mais j'avais aussi envie d'un système qui me permette de montrer mon travail. Donc, j'ai tenté, tant bien que mal, de mélanger les deux. Pour cela, j'ai recours à un système propulsé par wordpress, outil que j'utilise depuis fin 2004. J'ai appris ces dernières années à l'adapter aux besoins web de divers clients, dont la plupart ne voulaient pas un blog. J'espère que sa grande flexibilité permettra une évolution rapide du contenu du portfolio. En plus, et c'est la cerise sur le gateau, je peux même l'administrer depuis mon iPod touch. Oui, en sept mois je suis pas devenu moins geek. C'est même devenu pire, je crois.

Je me réjouis de voir qui d'entre-vous a gardé nack.ch quelque part dans ses liens et participera à cette nouvelle aventure.

Le bon côté des choses by Niels Ackermann

Hier, j'ai accepté un peu malgré moi deux commandes photo (dont une à l'autre bout du lac) alors même que j'avais encore un rendez-vous en soirée à Genève. Autant dire que ça ne m'arrangeait pas tant que ça, et que quand on est déjà surchargé de boulots à rendre, l'aspect financier de la chose n'aide que marginalement à dire oui. Mais j'ai accepté, et j'ai été jusqu'au fin fond du valais faire des photos dans des conditions techniques assez difficiles. C'est ce moment qu'à choisi mon appareil pour m'annoncer de manière alétoire des "erreur 20". L'erreur 20, d'après le représentant de Canon, c'est un problème du miroir.

C'est rageant ce genre de problème en pleine période de fêtes et à 7 jours de mon départ pour l'Ukraine (où forcément j'aurai besoin de cet appareil). Mais le représentant a fait des pieds et des mains pour m'assurer une réparation en urgence et un boitier en prêt en attendant. Très classe!

En y réfléchissant, je me suis dit que j'ai finalement bien fait d'accepter ces deux commandes qui tombaient très mal. Si je n'avais pas eu à prendre de photos hier, je n'en aurais certainement pas fait aujourd'hui et j'aurais peut-être découvert le problème soit deux ou trois jours avant mon départ, soit sur place, avec comme conséquence l'obligation d'acheter un nouveau boitier. Le temps perdu est donc pas forcément là où on le croit.