Dans la forêt tropicale pour le Financial Times / by Niels Ackermann

Il y a à peu près un mois, le Financial Times m'a contacté pour savoir si j'étais disponible pour un portrait dans la forêt tropicale. Après m'être assuré que cela ne pose pas de problème à l'organisation qui m'envoie ici (le reportage a été réalisé sur mon temps libre, durant un jour férié suivi du week end), j'ai accepté. C'est pas souvent qu'un journal financier a besoin d'un portrait dans cette région du monde.

Le sujet était Marguerite, une femme de l'ethnie des Baka. Il y a un an, elle a été invitée à l'exposition florale de Chelsea pour sensibiliser la population anglaise aux problèmes rencontrés par les populations vivant dans les forêts. La forêt où les pygmées vivent a été vendue à des entreprises d'exploitation de bois sans tenir compte de leur présence, les repoussant en bordure de routes et leur ôtant du même coup leur capacité à vivre de manière autonome.

Le voyage à l'est du pays était long (en comptant les attentes, entre Douala et Abong Mbang, il faut bien compter 12h par trajet), mais ce qui était le plus pesant, c'est que certaines personnes (souvent les policiers) voient en chaque blanc une occasion miraculeuse d'arrondir leurs fins de mois. Heureusement, j'étais bien accompagné, avec les membres du Centre pour l'Environnement et le Développement (CED), l'ONG qui travaille avec le village de Marguerite, qui connaissent bien leurs droits et m'ont évités de tomber dans bien des pièges. Je rencontre ce type de problèmes régulièrement à Douala, mais je ne m'attendais pas à ce qu'en sortant des villes, ils soient encore plus présents. Il semble que ce ne soit pas le cas à l'ouest du pays.

L'article peut être lu en ligne sur le site du Financial Time, et il y a un petit slideshow avec quelques autres images.

Pour mes confrères qui se demanderont certainement comment le Financial Time (avec lequel je n'avais jamais travaillé) savait que j'étais au Cameroun, j'ai un conseil à donner. Toujours faire savoir où vous êtes quand vous vous déplacez. Soit via votre site web (le mien étant bien référencé, ça peut aider), soit via des sites utilisés par les rédactions comme par exemple Lightstalkers. C'est semble-t-il via ce dernier site que la rédaction m'a trouvé.

EDIT: On m'informe dans mon oreillette que lightstalkers n'accepte les inscriptions que sur invitation. Si vous avez besoin d'une invitation, mettez un commentaire avec une adresse mail valide (elle est pas visible publiquement, mais comme ça je peux vous envoyer l'invit).