« J’aurais voulu photographier le rétro-futurisme prolétaire » by Niels Ackermann

Quick interview about my relationship to photography by Caroline Stevan, image specialist of Le Temps Read it on her blog Chambre avec Vues (In French)

J’aurais adoré voir le monde soviétique avant sa chute. C’est ce qui m’a poussé à visiter l’Est il y a quelques années: la quête de ces atmosphères que je ne connais que par quelques images, films et un gros paquet de stéréotypes. J’aurais vraiment beaucoup aimé voir comment on vit et comment on rêve la société à Berlin Est ou à Moscou dans les années 60. Ce rétro-futurisme prolétaire, j’aurais voulu le photographier.

L'Ange Blanc remporte le PrixPhoto 2015 by Niels Ackermann

Trois ans de travail sur la jeunesse de Slavutych, la ville la plus jeune d'Ukraine doublement récompensés par le Prix Photo 2015 de la fondation BAT. C'est en effet à la fois le premier prix et le prix du public qui récompensent ce reportage visant à offrir un regard différent et tourné vers l'avenir sur la pire catastrophe nucléaire de l'histoire, mais aussi un récit intime et universel sur le passage à l'âge adulte.

Cette magnifique récompense me confirme dans mon souhait de travailler sur des projets de long terme, en marge de l'actualité et donnent un rôle crucial aux rapports humains et aux transformations. 

 Zhenya (Evgeny) and Yulia kiss in front of their datcha during their wedding celebration with their friends.

Lengthy interview for Ukrainian website Telekritika by Niels Ackermann

© Maxim Lisoviy

© Maxim Lisoviy

Following a workshop organized with young free journalism organisation Free Press Ukraine on how to finance personal journalism projects, journalist Kateryna Tolokolnikova wanted to learn more about my Ukrainian projects and my background.

Her very long interview (in Ukrainian) gives exhaustive informations about the project in Slavutych, how it influenced my own life as well as my relationship to Ukraine.

You can read it here (in Ukrainian).

Partir à la pêche pour Le Monde by Niels Ackermann

Pêche matinale sur le Léman. Sur une embarcation voisine, cernée par les mouettes, le frère d'Eric Jacquier pêche les Perches. Mardi passé, Le Monde m'a envoyé à la pêche sur le Léman avec Eric Jacquier, un des pêcheurs des grands chefs de la région. L'occasion de réaliser deux vieux rêves d'un coup. D'abord de faire un reportage sur la pêche, mais aussi de réaliser une commande pour Le Monde (qui s'est d'ailleurs transformé le jour même en deux commandes puisque j'ai encore réalisé le même jour un portrait de Benoît Violier qui paraîtra prochainement). J'avais déjà eu une ou deux images publiées dans ce journal, mais il s'agissait d'archives et non de commandes originales.

Le journal a compilé certaines des images de ce reportage dans un petit portfolio sur leur site. Ca me fait vraiment très plaisir. C'est juste dommage qu'ils n'aient pas mis l'image ci-dessus qui est une de mes préférées de la série. Le sujet de la pêche était totalement nouveau pour moi (si j'adore les poissons, je dois -honteusement- admettre que j'en ai rarement vu en dehors d'une assiette) et que j'approfondirais très volontiers durant les prochains mois.

Joyeux Noël! by Niels Ackermann

La déco de Noël de l'usine Firmenish depuis les nouveaux bureaux de l'agence Rezo. Je profite de cette image, capturée ce matin depuis la terrasse des nouveaux locaux où l'agence Rezo.ch s'est installée (6 Ch. de la Gravière, 1227 Les Acacias) pour vous souhaiter un joyeux Noël et de très bonnes fêtes de fin d'année.

J'espère que votre année 2013 se déroulera dans la joie et la santé et vous donnera l'occasion de réaliser tous vos projets.

J'achève une année absolument fascinante, à la fois dans la photo et du côté des études. 2013 s'annonce encore plus enthousiasmante, avec l'implication dans un grand projet de recherche FNS pour achever mon Master, et trois gros (voire très gros) projets photographiques qui m'occuperont tout au long de l'année, et probablement au delà. Des projets d'une ampleur que je n'avais encore jamais pu envisager auparavant, et que j'ai hâte de pouvoir vous présenter.

La Parade, les coulisses d'une photo by Niels Ackermann

Chaque année, lors du Concours Hippique International, L'Hebdo publie Paddock, un compte-rendu quotidien sous la forme d'un mini magazine distribué gratuitement à tous les spectateurs. On y trouve des informations pratiques, des interviews et analyses des résultats de la veille, et, ce qui m'intéresse particulièrement, une page carte blanche offerte à un photographe différent chaque jours. Avec mes collègues de Rezo, nous participons à ces cartes blanches depuis quelques années.

L'an passé, j'avais fait une vue aérienne des écuries. C'était amusant, mais j'avais envie de pousser l'idée plus loin cette année en faisant une image complètement fausse. Le jour avant de venir, j'ai réuni quelques images faites l'an passé pour tester la faisabilité de mon idée. Vendredi, il ne me restait plus qu'à faire rapidement les quelques vues dont j'avais besoin (un maximum de chevaux différents dans des angles différents) puis d'assembler le tout. 10 minutes de prises de vues, 3-4h de montage photoshop. Ca change énormément de ce que je fais d'habitude, les photos ayant un but journalistique ne pouvant être altérées de cette manière, mais je me suis bien amusé et je sais déjà comment je vais décliner ça en septembre pour les masters de golf de Crans Montana où l'Hebdo nous offre le même espace de liberté.

Si vous voulez voir à quoi ressemble la réalisation de cette image, j'ai compilé environ 3h de retouche en trois minutes cinquante:

La Parade - Making of from Niels Ackermann on Vimeo.

Faire une light-table "à la Aperture" sur Lightroom by Niels Ackermann

Une petite astuce pour Lightroom en passant, en attendant que je trouve le temps de finir les 4-5 brouillons que j'ai sous le coude depuis des mois. Depuis la première beta publique, qu'Adobe a distribué en janvier 2006 (bon sang c'était y a plus de six ans!), je suis un grand fan de Lightroom, mais cela ne m'a jamais empêché de tester des programmes concurrents. Une chose que j'ai toujours beaucoup jalousé à Aperture, c'est son système de tables lumineuses. Comme sur une vraie table lumineuse, on peut déposer les images, voir lesquelles fonctionnent bien avec quelles autres. C'est pratique quand on travail sur un projet de livre ou autre production où on doit assembler plusieurs images entre elles.

Pouvoir changer la taille des images, les déplacer aisément, faire des groupes etc, c'est vraiment pratique et ça fait depuis la première version d'Aperture (en 2005, ça non plus ça nous rajeunit pas) que j'attend qu'Adobe copie cette fonctionnalité. Hélas, à l'heure actuelle (Lightroom 4.1), cela ne semble toujours pas être à l'ordre du jour. MAIS, j'ai trouvé une solution alternative qui n'est de loin pas aussi confortable à utiliser, mais qui peut déjà bien dépanner.

Pour cela, après avoir choisi un dossier ou une collection d'où viendront vos images, il faut aller dans le module Impression. Dans la colonne de droite, tout en haut, sélectionnez comme style de disposition "Collection personnalisée". Si des cellules sont déjà présentes sur votre page, vous pouvez les effacer en cliquant dessus et en pressant la touche effacer. Il ne vous reste plus qu'à glisser les images sur votre page depuis la barre de navigation du bas:

Bien sur cet ersatz de table lumineuse n'est pas aussi agréable que celle d'Aperture, notamment parce qu'on ne peut sélectionner qu'une image à la fois, mais on peut toujours travailler sur la taille, les positionner librement, profiter des repères magnétiques pour les réunir proprement.

Un avantage par contre c'est que vous pouvez générer un pdf de ce document, ce qui peut servir pour soumettre une proposition d'assemblage d'images à un graphiste, éditeur ou que sais-je.

PS: Si vous avez de bons yeux, vous avez un des premier aperçu public de quelques images de mon projet en cours, j'en reparlerai plus longuement dans quelques semaines.

Installer iOS 6 Beta sur un iPhone 4/4s, iPod Touch 4G ou iPad 2/3 by Niels Ackermann

Il semblerait qu'Apple ait un peu assoupli sa politique de beta test. Pour les deux précédentes moutures d'iOS, il fallait que l'ID de l'appareil soit reconnu comme un appareil employé par un développeur pour pouvoir y installer une version beta. Cela avait donné naissance à toute une économie parallèle de développeurs revendant pour quelques dollars la possibilité d'enregistrer son iDevice comme outil developper. Mais pour iOS6, j'ai vu qu'il circulait sur internet quelques vidéos montrant des procédures plus ou moins complexes pour profiter dès à présent des nouvelles fonctions du système encore en développement. J'ai essayé sur mon iPhone 4s la méthode la plus simple possible (encore plus simple que celles recommandées ailleurs) et ça marche sans encombres.

Voilà comment j'ai fait:

  1. Télécharger sur iModZone la version adéquate pour votre appareil. Je vous conseille vivement de passer par le lien bit torrent plutôt que le direct download. Tous les iDevices ne sont hélas pas supportés, ce qui est relativement logique.
  2. S'assurer que votre appareil soit sauvegardé (en cas de problèmes). Si vous utilisez iCloud, vous pouvez forcer la sauvegarde en allant dans Réglages / iCloud / Stockage/sauvegarde / Sauvegarder maintenant
  3. Dans iTunes (j'ai même pas eu besoin de mettre à jour iTunes avec la version distribuée aux développeurs), ouvrez votre iDevice, et cliquez sur le bouton "Rechercher les mises à jour" en pressant la touche alt (ça permet de d'indiquer à iTunes un emplacement alternatif pour la mise à jour). 
  4. Indiquez le fichier de la mise à jour que vous avez téléchargé précédemment, et lancez la mise à jour. Ca devrait marcher. En tout cas chez moi ça a marché.

Au cas où ça ne marcherait pas, une restauration sur la version 5.1.1 sera probablement nécessaire.

Au menu des nouveautés plutôt sympa: la nouvelle version de Maps qui s'émancipe de google maps est assez bien fichue (mais pas de vues des immeubles en 3d pour nous autres pauvres suisses, pour l'instant en tout cas), Siri est désormais capable de chercher des itinéraires, d'ouvrir des applications, il comprend mieux le suisse romand (mais il ne passe pas encore la panosse par contre), et quelques autres trucs que j'ai pas encore testé.

EDIT: Après quelques jours j'ai fini par restaurer iOS 5.1.1 sur mon iPhone et mon iPad. Si les nouvelles fonctions sont appréciables, le système est dans son ensemble bien trop instable pour l'instant pour pouvoir être utilisé correctement.

Nouveau design, nouvelle disposition, nouveau contenu by Niels Ackermann

On est en février et comme promis le site change d'apparence. Il reste bien sûr un tas de petits détails qui devront encore être corrigés, mais dans l'ensemble  ça m'a l'air de fonctionner. Ce qui change: j'ai séparé le blog du portfolio. Pour moi, les deux pouvaient toujours aller de pair, mais un ami m'a fait remarquer que cela n'allait pas forcément de sois pour mes clients potentiels (essentiellement des iconographes). Le lendemain, je rencontrais justement une iconographe qui m'a dit en voyant mon nom «ah, je connais votre site, je l'avais consulté avant d'acheter un macbook air», mais elle n'avait pas vu mon travail photographique. Par cette séparation entre travail photo et blog, j'espère donc apporter un peu plus de clarté à ces deux aspects de mon site.

J'aime bloguer, quand j'en trouve le temps, et mes critiques d'appareils technologiques sont généralement appréciées. Il n'y avait donc aucune raison d'arrêter d'en faire.

Avec un peu de chance, cette séparation me permettra aussi de développer plus à fond les deux aspects: un portfolio plus complet qui permettra à des iconographes, journalistes ou autres personnes curieuses sur mon travail d'en voir plus et dans de meilleures conditions, et un blog sur lequel je pourrai adopter un ton moins formel.

J'ai profité de la mise à jour pour ajouter quelques fonctionnalités qui faisaient défaut, comme un moteur de recherche ou une navigation paginée dans les archives.

Si tout va bien, dès lundi je pourrai vous raconter quelques anecdotes de mon nouveau périple ukrainien. Je décolle en effet demain matin pour deux nouvelles semaines à Kiev et dans les environs. Vu le climat ambiant, le sac est plein d'habits bien chauds.

PS: Une transition comme le fait de passer le blog de nack.ch à nack.ch/blog, si elle peut paraître anodine, implique quand même quelques soucis vis-a-vis des liens et autres. J'ai mis en place des redirections pour mes principaux articles vers leur nouvel emplacement, donc normalement tout devrait se passer sans encombres pour vous. Par contre, il est possible que les personnes abonnées à mon flux RSS rencontrent des problèmes. J'ai aussi mis une redirection, mais je ne suis pas certain qu'elle marche avec tous les aggrégateurs. Si jamais, la nouvelle URL de mon flux RSS est: http://nack.ch/blog/feed

Les petits qui font de grandes photos by Niels Ackermann

Vite vite vite! Jusqu'à lundi, vous pouvez voir dans les vitrines de l'incontournable magasin Au Père et Fils (8 rue de Berne, à deux pas de la Gare Cornavin) une très jolie exposition de sténopés réalisés par deux classes de primaires du quartier des Paquis.

Ca fait déjà plusieurs jours que j'avais prévu d'en parler sur ce blog tant ces photos m'ont fasciné, mais je n'ai hélas pas eu le temps (cf. plus bas). Les photographes exposés ont entre 10 et 11 ans, et le matériel est rudimentaire: des boites à chaussure au fond desquelles du papier photo a été fixé. Pas d'objectif, juste un tout petit trou dans le carton par où la lumière entre et expose le papier. C'est le principe du sténopé.

Ce qui m'a le plus impressionné, c'est que les images produites par ces gamins, malgré leur manque de pratique, de culture de la photo et malgré les handicaps inhérents au sténopé (impossible de viser, un seul essai à la fois, impossible de connaître précisément l'angle de vue, des temps de pose très longs) sont pour la plupart très belles et présentent pour certaines des compositions que des adeptes du déclencheur bien plus chevronnés n'auraient pas reniés. J'ai encore de la peine à le croire, mais les profs qui ont encadrés le projet m'ont assurés qu'ils n'ont pas "guidé" les élèves pour le choix des cadrages ou des sujets.

Bref, une très belle leçon d'humilité que nous propose l'ami Francis dans les vitrines de son magasin.

Quelques mots sur les mises à jour de ce blog.

En passant, désolé pour tous les fidèles lecteurs qui ne peuvent que constater ma criante inactivité sur ce site ces derniers temps. Comme vous le savez peut-être, à côté de la photo, je suis aussi étudiant, enfin je l'étais avant le départ au Cameroun et je le suis à nouveau depuis mon retour puisque j'ai commencé un Master en science politique. Le travail demandé étant assez conséquent, il ne me reste que très (trop) peu de temps disponible pour la photo, et encore moins pour m'occuper de ce site. C'est bien triste, mais bon. Dans un an, on en rira!

J'ai depuis Perpignan quelques projets dans les tirroirs concernant ce site. D'ici février si tout va bien, je modifierai un peu l'organisation de manière à séparer plus clairement le portfolio du blog. J'en profiterai bien sur pour mettre à jour le portfolio avec mes travaux récents.

Crouïc! by Niels Ackermann

4e passage au festival de Dour. À force, on sait plus trop quoi prendre en photo qu'on n'ait déjà pas pris en photo les années précédentes. J'avais songé durant un moment que je pourrais montrer le boulot de la croix rouge sur place en me faisant porter sur un de leur brancards à travers le festival, mais je me suis dit que ça leur ferait perdre du temps inutilement. Finalement, le dernier jours, à une demie heure de mon départ prévu, j'ai réussi à me faire une méchante entorse en enjambant une barrière. Du coup je l'ai quand même ma série sur la croix rouge.

Là depuis, ça va mieux. D'ici une semaine je pense que j'aurai totalement récupéré.

Dans le monde du Bike Polo pour Swissinfo by Niels Ackermann

Quelques jours avant mon retour du Cameron, Swissinfo m'a contacté pour réaliser un diaporama sonore sur le thème du bike polo. Un sujet que j'avais déjà traité pour moi puis pour l'Illustré. C'est ma première expérience "animée" pour une commande, et j'ai eu la chance de pouvoir la faire de manière assez confortable: Laureline, une journaliste, s'occupait de la prise du son et c'est swissinfo qui s'est chargé du montage.

Merci à tous les amis bikers, à la vélopostale et en particulier à Laurent pour leur accueil toujours aussi chaleureux.

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L'article d'origine sur le site de swissinfo.

Ma review du Fujifilm X100 by Niels Ackermann

Quel photographe n'a jamais rêvé d'avoir un appareil photo greffé dans l'oeil pour pouvoir discrètement immortaliser tout et n'importe quoi? A défaut de pouvoir le faire (simplement), on doit se contenter de chercher un appareil photo qui soit le plus compact possible pour toujours être avec nous, mais qui soit assez bon pour produire des images qu'on ait envie d'utiliser ensuite.

Ca fait quelques années que j'essaie de trouver cet objet idéal. J'ai d'abord cru que ce serait le Canon S90, mais le capteur de compact impose une qualité d'image qui ne me satisfait pas et sa cadence très lente le rendait difficilement utilisable. Plus tard, j'ai trouvé dans le Lumix GF1 un grand nombre des qualités que je cherchais, mais la visée restait handicapante: soit un viseur optique inutilisable dès que l'écran était éteint (impossible de changer les réglages) soit un viseur électronique étroit et très mal défini. À vrai dire, c'est toujours mon principal grief contre le lumix à l'heure actuelle. C'est d'ailleurs pour ça que ce test sera aussi une comparaison par rapport au GF1.

En septembre 2010, Fujifilm a lancé une bombe à plus d'un titre en présentant le x100. Non seulement cet appareil est très bien doté, mais sa conception est aux antipodes des stratégies commerciales dominantes chez les concurrents: pas de milliards de pixels, un mode vidéo à peine vanté, une focale fixe et non interchangeable (contre des zoom totalement improbables sur de nombreux compacts), pas de ces stupides modes "orientés débutants" du style "photo d'aquarium de nuit" ou "anniversaire d'enfant roux et habillé en fuchsia". Cet appareil est un ovni, au point que je me demande si on aura la chance d'en voir d'autres tant ils me semblent commercialement limités. Même si il va très bien se vendre, il n'empêche qu'il s'adresse à un marché certainement trop limité pour intéresser de grandes marques. Quoiqu'il en soit, sa fiche technique m'a donné très envie de l'essayer, ce que j'ai la chance de pouvoir faire depuis une dizaine de jours grâce à l'aide de Donald qui m'en a rapporté un de New York (à l'heure actuelle il doit être aussi disponible en Suisse).

Pour la petite histoire, j'ai reçu l'appareil le jour où est sorti le nouveau firmware corrigeant une grande partie des nombreux bugs décriés par les premiers à tester l'appareil. Par curiosité, j'ai quand même passé une journée avec l'ancien firmware. Il m'a donné un sentiment tellement désagréable que j'ai passé une grande partie de la journée à savoir comment j'allais revendre cet appareil qui n'était qu'un (assez cher) empilement de frustrations. Franchement. Je ne comprenais même pas comment les tests de cet appareil avaient pu être aussi bons alors que tout me semblait inutilisable.

Mais en installant le nouveau programme interne, c'est comme si j'avais un autre appareil photo entre les mains. Les 23 correctifs annoncés sur le site ne rendent pas justice à l'ampleur du changement. Les modifications les plus sensibles que j'ai perçu sont au niveau de l'autofocus qui gagne beaucoup en rapidité et en précision dans l'obscurité. Mon test ne concernera donc que le X100 doté du firmware 1.10 (le nouveau). Note en passant, les images présentes dans cet article ont toutes été prises en raw et post-traitées dans lightroom 3.4. Elles n'ont pas subi de grosses transformations, mais quelques ajustements classiques que je fais systématiquement.

L'ergonomie et la construction

La première chose qui frappe, c'est le design si particulier de cet appareil. On dirait vraiment un vieux leica. Surtout quand on lui ajoute un pare-soleil. Le pare soleil Fujifilm étant en rupture de stock lui aussi, j'ai astucé en suivant les conseils d'un autre utilisateur. Un pare-soleil, je ne le dirai jamais assez, c'est pratique: si il pleut ça évite de mouiller la lentille frontale, à l'usage ça évite de mettre les doigts sur l'objectif, et ça protège un peu des chocs. Ah, et accessoirement ça bloque les rayons latéraux du soleil!

Pour en revenir au x100, non content d'avoir un joli look, il donne une agréable impression de robustesse, sans pour autant être gros et lourd. J'avais peur qu'il soit beaucoup plus encombrant que mon GF1, mais ce n'est pas  le cas. Il est un peu plus haut et large, mais légèrement moins épais. Et surtout, si j'ajoute un viseur (optique ou électronique) au GF1, ce dernier est plus encombrant que le x100.

Le Lumix GF1 avec le viseur électronique à côté du Fujifilm X100

Les boutons sont agréables à utiliser, je regrette juste qu'ils ne soient pas un peu mieux différenciés, par exemple avec un petit picot qui permette de savoir sans regarder si on touche bien celui dédié au choix de la zone auto-focus. Mais avec un peu d'habitude, on s'y fait.

L'objectif est compact. Le diaphragme s'y change à la main, c'est très agréable. Je ne comprends juste pas pourquoi l'avant n'est pas doté d'un filetage pour filtres et d'un support pour pare-soleil. On est obligé de dévisser une bague (et on en fait quoi après?) pour glisser un adaptateur dessus ensuite. Encore plus discutable, le capuchon de l'objectif ne peut plus tenir une fois ce changement opéré (et avec un pare-soleil on peut oublier). Ce capuchon est très joli, mais je le trouve un peu idiot: il est épais, donc je ne peux pas le glisser dans ma poche arrière sous peine de me faire une biopsie de la peau des fesses à chaque fois que je m'assied. J'aurais franchement préféré un capuchon classique et plat, fut-il moins joli.

Mais La pièce maîtresse de cet appareil, c'est bien sur son viseur hybride: un viseur optique doublé d'un écran. On peut utiliser uniquement la visée électronique (qui est bien mieux définie que dans le viseur électronique du GF1) ou la combinaison de la visée optique et des informations électroniques. Dans cette situation, l'écran sert à incruster dans la vue optique le cadre de l'image (on n'est pas avec un reflex alors il y a une parallaxe à compenser), les informations de sensibilité, ouverture, temps etc. Cette visée très ingénieuse réunit les avantages du télémétrique (visée lumineuse, jamais bloquée par le miroir) avec ceux des reflex: on voit où la netteté est faite, possibilité d'incruster des informations comme le temps de pose, la sensibilité ou encore le niveau électronique pour cadrer droit.

Avoir les deux options est un réel avantage. Pour des vues plutôt distantes, en pleine journée, je préfère utiliser le viseur optique. Mais dès qu'il fait sombre, la visée électronique est plus efficace. Et vu que l'afficheur est beaucoup mieux défini que celui du gf1 (qui est optionnel), il reste possible de composer une image assez complexe. Pour les plans serrés, le viseur électronique permet d'éviter les problèmes de parallaxe qui peuvent devenir très embêtants.

Un petit bémol néanmoins concernant la visée: en pleine journée très ensoleillée (comme ces jours à Genève), les indications digitales incrustées dans la visée optique sont très difficiles à lire. Tout particulièrement la jauge de sur-sous exposition située dans le bord gauche et qui me sert en général beaucoup. Par contre, par temps nuageux ou à l'intérieur, cette visée fonctionne impeccablement.

Une autre très bonne idée des ingénieurs de Fujifilm, c'est l'adjonction d'un filtre ND directement dans l'objectif. Il permet de perdre trois diaphragmes, rendant possible des grandes ouvertures même en pleine journée, ou des temps de pose longs sans avoir à fermer trop son diaphragme. L'idée est géniale. Je trouve juste triste qu'elle soit quasi inutilisable. Il faut en effet aller chercher dans la 2e page du menu de réglages l'option pour l'activer. Un bouton sur l'appareil permettant de le faire aurait été bien plus pratique. Espérons que la prochaine version du firmware permettra par exemple d'associer cette fonction au bouton "raw" totalement inutile pour quelqu'un qui travaille toujours en raw (ce qui sera certainement le cas de 70-80% des acheteurs de cet appareil).

Par rapport au Lumix GF1, je dirais donc que sur le plan de la visée, le X100 fait mieux: non seulement parce qu'il est plus polyvalent (électronique ou optique au choix), mieux défini, mais aussi parce que cet ingénieux viseur étant intégré au boitier, il n'occupe pas inutilement la griffe flash, et c'est tant mieux puisque l'obturateur du x100 permet des synchro flash de fou (jusqu'à 1/4000 s en théorie contre 1/250 s pour la plupart des reflex).

Niveau construction, je dirais égalité entre le X100 et le GF1. Les deux inspirent confiance. Peut-être un léger avantage au X100 grâce aux molettes de réglages et à la profusion de boutons qui permettent d'accéder rapidement à un bon nombre de fonctions.

La qualité d'image

Le capteur, identique à celui du Nikon D90, mais avec certaines modifications maison faites par Fuji, annonce une sensibilité de 200 à 6400 iso "pouvant être poussée" à 100 et 12800 iso. C'est hélas partiellement vrai puis que ces réglages poussés ne sont pas valables en raw. Dommage pour le 100 iso. Dans l'obscurité, 6400 iso sont amplement suffisants.

La profondeur des couleurs et la dynamique du capteurs sont bonnes, très bonnes même pour un appareil de cette taille. Je ne vois pas de différence trop significative par rapport au 5d, ce qui permet de facilement mélanger des images produites avec les deux appareils. C'est quelque chose que je pouvais difficilement faire avec le GF1 qui était un peu moins généreux au niveau des couleurs. À cela s'ajoute un gain en sensibilité très agréable. A 6400 iso, les images du X100 sont aussi bonnes que celles du GF1 à 1600.

Les images sont utilisables sur toute la plage de sensibilité, mais à partir de 3200 iso, on peut identifier un léger effet de banding dans les zones sombres. C'est dommage, mais à moins de regarder l'image à 100%, ce n'est pas trop handicapant.

Réactivité

Après le rendu des images, la réactivité de l'appareil est un des aspects qui compte le plus à mes yeux. Il n'y a rien de pire que de rater une photo parce que l'appareil déclenche une demi-seconde trop tard.  Dans ce domaine, le x100 nous sert un étrange mélange aigre-doux.

Pour le côté agréable: le shutterlag (le moment entre la pression du déclencheur depuis la demi-pression et le déclenchement) est quasiment imperceptible. Il me semble inférieur à celui du 5d mark II, que je trouve parfois un peu long à la détente (par rapport à mon ancien 30d ou par rapport aux 1D et 1Ds). Mais à ce niveau là, on est de toute façon dans quelque chose de très subjectif.

Donc en théorie, quand on a le focus, les réglages etc, la photo part dès qu'on presse le doigt? Oui et non. Oui pour la première, mais ensuite ça se corse à cause de deux problèmes que j'espère voir corrigés dans la prochaine mise à jour du firmware. Ca me semble techniquement faisable.

Premier problème: une fois le déclencheur pressé à mi course, on ne peut plus modifier aucun réglage (genre diaphragme ou temps de pose). C'est très embêtant parce que ce n'est qu'à ce moment là que la mesure de lumière est prise. En mode manuel, ça veut dire qu'on va donc devoir presser le bouton pour faire la mesure, savoir si on est sur ou sous-ex, lâcher le bouton, éventuellement corriger le réglage, re-presser le bouton pour vérifier, puis déclencher. Sur mes autres appareils, la mesure se fait plus durablement: soit en permanence, soit au moins une vingtaine de secondes après avoir pressé une fois sur le déclencheur. Et les réglages peuvent être modifiés à tout moment. À cause de ça, j'ai tendance à travailler beaucoup plus souvent que je ne le voudrais en mode priorité ouverture, parce que je ne peux pas accéder assez rapidement aux informations nécessaires pour un bon boulot en mode manuel dans les situations très changeantes.

EDIT: Je viens de réaliser que ce problème n'apparaît que dans la visée optique. Si je vise en électronique sur l'écran (ou dans le viseur), j'ai l'information de sur ou sous-exposition en permanence. Ca me conforte dans l'idée que quelques lignes de code dans le firmware suffiront à régler ce problème.

Le deuxième problème, c'est que le diaphragme n'est pas lié mécaniquement à la bague de réglage et que l'appareil n'en fait qu'à sa tête avant la prise de vue. Si je règle mon diaph sur, disons, f/2.8 et qu'il fait très lumineux en face de moi, l'appareil va fermer le diaph durant la visée. Au moment de prendre la photo il va bien sur le réouvrir à l'ouverture désirée, mais cet aller-retour inutile induit un très léger retard sensible par temps très lumineux.

Ces deux points pénalisent un peu la réactivité de l'engin, mais heureusement pas de manière dramatique. Je n'ai pas à me plaindre de ne pas avoir pu déclencher au moment où je le voulais. Même le temps de démarrage passablement long (plus d'une seconde, même avec le mode "démarrage rapide" activé) n'est pas trop handicapant. Si les ingénieurs de fuji parvenaient à le réduire un peu, on pourrait activer le mode d'économie d'énergie le plus drastique, ce qui, vu l'autonomie maigrichonne de l'appareil (voir plus bas), ne serait pas inutile.

Un dernier détail: l'autofocus. Il est bon! Avant la mise à jour du firmware, il était décrit comme "un peu plus lent que le GF1 de jour et assez lent dans l'obscurité". J'aurais carrément dit lamentable dans l'obscurité. Mais depuis la mise à jour, je le considère comme aussi rapide que celui du GF1 dans les deux situations. Mon mode favoris, c'est le manuel. En mise au point manuelle à l'aide de la bague, il est totalement inutilisable, mais il permet de figer la mise au point tout en activant l'autofocus à la demande à l'aide du bouton "AEL/AFL" très accessible. Encore mieux, une petite pression sur le contrôleur qui tombe juste sous le pouce active la loupe sur la zone de mise au point: la visée optique passe en mode électronique pour qu'on puisse vérifier très finement que le point soit fait correctement. Une pression sur le même contrôleur ou sur le déclencheur et on est de retour en visée optique.

Autonomie

La batterie ne délivre clairement pas une autonomie comparable à celle d'un reflex classique (celle de mon 5d II tient bien pour 1000-1200 photos), mais elle permet tout de même de tenir une journée pas trop intensive de photo (300-400 photos). Ca reste assez semblable à l'autonomie du GF1. Par contre, ce qui est fâcheux, c'est que l'indicateur de batterie est totalement inutile: il comporte trois niveaux, comme chez Canon depuis quelques années, mais il ne les utilise pas vraiment. On passe de trois crans à deux puis rapidement on nous annonce que la batterie est morte.

Par précaution, j'ai donc investi dans une deuxième batterie. Heureusement, elles ne sont pas trop onéreuses (une cinquantaine de francs).

Mieux que le GF1?

Dans l'ensemble je dirais oui: il est plus compact si on considère le volume du viseur optique, il offre une meilleure qualité d'image, une visée bien meilleure, une meilleure ergonomie. La seule perte, c'est l'absence d'objectifs interchangeables. Mais n'ayant jamais mis autre chose que l'excellent 20mm f/1.7 sur le lumix, ce n'est pas vraiment quelque chose qui entre dans mes critères.

Et par rapport au 5d mark II?

Du point de vue de la qualité d'image (dynamique, profondeur des couleurs, bruit), les deux appareils sont assez peu éloignés.

Je continuerai à préférer le 5d pour le portrait (pour l'autofocus un peu plus rapide et surtout pour les objectifs de focales un peu plus longues que 35mm) et pour toutes les situations nécessitant une réactivité maximale.

Pour le reste, le X100 a de sérieux atouts: un obturateur quasi inaudible et un encombrement réduit qui en font un petit outil très discret qu'on peut prendre partout. L'idée de réaliser une commande avec me semble totalement réaliste. Plus encore qu'avec le GF1, puisque l'écart dans la palette de couleurs est beaucoup moins sensible.

Conclusion: l'appareil ultime?

Je suis assez amusé de voir comment mes sentiments ont évolués au fil des jours concernant cet appareil. Durant les premiers jours je songeais à le revendre tant je trouvais ses capacités bridées par une ergonomie parfois farfelue. Au fil des jours, j'ai trouvé comment l'adapter à mes besoins (par exemple en utilisant la mise au point manuelle rendue très pratique par le bouton activant l'auto-focus temporairement). J'arrive désormais à en tirer des images qui me plaisent sans difficultés. J'ai donc en main un appareil qui est devenu agréable à utiliser après environ une semaine d'apprentissage.

Pour atteindre la perfection, il faudrait encore améliorer les quelques points qui entravent l'incroyable réactivité de cet appareil: un temps à l'allumage agaçant, le problème de la mesure de lumière qui ne se fait qu'en pressant le déclencheur et finalement le problème de l'ouverture qui change en permanence.

L'été passé, j'étais parti trois semaines visiter les Balkans avec uniquement le GF1, il s'en était tiré honorablement. Je pense que ce x100 parviendrait sans peine au même résultat, il ferait même mieux puisqu'il est plus sensible et que sa visée est bien meilleure. J'aurai l'occasion de tester ça en Belgique dans quelques jours, et je dois dire que si je prends le 5d mark II, il sera surtout là comme backup pour les rares situations où un 35mm ne fait pas l'affaire.

MacBook Pro 15" à vendre by Niels Ackermann

Et voilà, de retour en Suisse, j'ai pu retrouver un certain confort de travail en branchant ma machine sur mon gros écran dell de 24". Sauf que cette fois, j'ai branché le MacBook Air. Et je ne constate de nouveau aucun ralentissement significatif dans le travail sur lightroom par rapport à ce que je faisais sur mon "gros" MacBook Pro. Le seul inconvénient majeur restant la taille du SSD qui m'oblige à ruser pour y faire entrer mon énorme catalogue avec toutes mes photos depuis 2003.

Mais par conséquent, le MacBook Pro fait un peu double emploi, et vu qu'il est encore tout neuf (mai 2010), je pense qu'il pourrait intéresser du monde:

Les caractéristiques de l'engin à vendre:

  • MacBook Pro Unibody de l'avant-dernière génération (mai 2010)
  • Processeur Intel i5 à 2.4ghz
  • 4gb de ram
  • Disque dur Hitashi de 500go à 7200 tours par minutes (meilleur que celui par défaut)
  • Ecran haute résolution anti-reflets
  • Garantie Apple Care valable jusqu'au 7 mai 2013 (donc rien à dépenser pour les éventuelles réparations)
  • Batterie à 96% de sa capacité initiale
  • Très bien entretenu et peu utilisé (deux mois et demi en Suisse, et très rarement au Cameroun entre septembre et décembre, après il est resté à Genève)
  • J'ai encore le carton d'origine et je vous le livre totalement réinitialisé avec Snow Leopard (si jamais Lion sort d'ici là on peut s'arranger).
  • En bonus, une housse caselogic

Prix: 2'000chf, je suis prêt à discuter éventuellement. Les intéressés, vous pouvez me contacter par mail: nack@nack.ch

Vendu. Désolé.

 

Dans la forêt tropicale pour le Financial Times by Niels Ackermann

Il y a à peu près un mois, le Financial Times m'a contacté pour savoir si j'étais disponible pour un portrait dans la forêt tropicale. Après m'être assuré que cela ne pose pas de problème à l'organisation qui m'envoie ici (le reportage a été réalisé sur mon temps libre, durant un jour férié suivi du week end), j'ai accepté. C'est pas souvent qu'un journal financier a besoin d'un portrait dans cette région du monde.

Le sujet était Marguerite, une femme de l'ethnie des Baka. Il y a un an, elle a été invitée à l'exposition florale de Chelsea pour sensibiliser la population anglaise aux problèmes rencontrés par les populations vivant dans les forêts. La forêt où les pygmées vivent a été vendue à des entreprises d'exploitation de bois sans tenir compte de leur présence, les repoussant en bordure de routes et leur ôtant du même coup leur capacité à vivre de manière autonome.

Le voyage à l'est du pays était long (en comptant les attentes, entre Douala et Abong Mbang, il faut bien compter 12h par trajet), mais ce qui était le plus pesant, c'est que certaines personnes (souvent les policiers) voient en chaque blanc une occasion miraculeuse d'arrondir leurs fins de mois. Heureusement, j'étais bien accompagné, avec les membres du Centre pour l'Environnement et le Développement (CED), l'ONG qui travaille avec le village de Marguerite, qui connaissent bien leurs droits et m'ont évités de tomber dans bien des pièges. Je rencontre ce type de problèmes régulièrement à Douala, mais je ne m'attendais pas à ce qu'en sortant des villes, ils soient encore plus présents. Il semble que ce ne soit pas le cas à l'ouest du pays.

L'article peut être lu en ligne sur le site du Financial Time, et il y a un petit slideshow avec quelques autres images.

Pour mes confrères qui se demanderont certainement comment le Financial Time (avec lequel je n'avais jamais travaillé) savait que j'étais au Cameroun, j'ai un conseil à donner. Toujours faire savoir où vous êtes quand vous vous déplacez. Soit via votre site web (le mien étant bien référencé, ça peut aider), soit via des sites utilisés par les rédactions comme par exemple Lightstalkers. C'est semble-t-il via ce dernier site que la rédaction m'a trouvé.

EDIT: On m'informe dans mon oreillette que lightstalkers n'accepte les inscriptions que sur invitation. Si vous avez besoin d'une invitation, mettez un commentaire avec une adresse mail valide (elle est pas visible publiquement, mais comme ça je peux vous envoyer l'invit).