En mars 2009, la crise financière atteignait son paroxysme, ou du moins par rapport à la date où j’écris ce commentaire. Je cherchais depuis des mois un moyen un peu différent d’illustrer les conséquences pour les suisses de cette crise. Ces conséquences, on ne pouvait, en tout cas pas à l’époque, les montrer honnêtement avec des longues files de chômeurs ou d’autres symboles typiques d’une crise économique.
Un dimanche, en me promenant dans le quartier des banques, je suis tombé sur la porte fermée de l’Union Bancaire Privée et j’y ai vu une image d’apocalypse. C’est comme ça que j’ai commencé cette série qui m’a, par la suite, semblé être également efficace pour illustrer le secret bancaire. Je n’ai, hélas, pas pu ajouter la banque HSBC (tristement célèbre pour la fuite de noms de clients) à ma collection parce qu’il y avait systématiquement des voitures garées devant leur porte.
Travail publié dans PLATEFORM magazine n°8

Union Bancaire Privée, Genève, Mars 2001