En janvier 2010, je me suis rendu durant trois semaines en Ukraine pour voir la campagne du premier tour des élections présidentielles. Les premières depuis la révolution orange. Plus qu’aux candidats en eux même, je me suis surtout intéressé à leurs électeurs, une population durement touchée par la crise économique, culturellement divisée, politiquement désillusionnée et oscillant entre nostalgie de l’époque soviétique et rêves de modernisation.

Jeune fille dans un local de vote à Kiev. © Niels Ackermann / Rezo.ch