
Préparation d'un excellent canard aux pommes accompagnée de purée de pommes de terre chez Anna et son copain Sasha.
Ces derniers jours j’ai enfin pu voir ce que vaut mon 35mm f/1.4 L. Et effectivement, c’est de la balle! C’est surtout en se mettant à 21 millions de pixels qu’on voit la qualité de cette optique, je trouve.
Par conséquent, mon 35mm f/2.0 fait double emploi. C’est pourquoi je le vends. Je l’ai acheté en janvier 2009, il est en parfait état et fourni avec un filtre UV de marque B+W et le pare soleil Canon. Le tout coûte environ 450.- neuf, je le vends pour 300.- à discuter.
Je vais aussi me séparer de mon cher 30d. Je l’ai gardé comme boitier de secours au cas où, mais je me rends compte que le service technique de Canon est très compétent en cas de problème avec mon 5d mk II, et les différences dans la configuration des boutons entre le 30d et le 5d mk II m’imposeraient de toute façon beaucoup trop d’efforts pour que ça en vaille vraiment le coup. Je le vends avec le grip et deux batteries pour 500.-. Là aussi je suis éventuellement ouvert à la discussion, mais ça me semble être un bon prix pour un boitier de ce niveau, avec un grip et deux batteries.
Toutes mes photos d’Ukraine prises durant l’été, ma série sur les élections à Genève, et environ 90% des images que j’ai fait depuis 1 an sont réalisées avec le 35mm f/2.0. Ca vous donne, je pense une très bonne idée de la polyvalence et de l’efficacité de cet objectif.
Mon 30d quand à lui m’a servi à faire tous mes boulots photo jusqu’à l’arrivée de mon 5d II en janvier passé. Ca inclut le travail sur les travailleurs sans papiers (que je vas bientôt remettre sur le site), trois éditions du festival de Dour, la série sur l’euro-foot, diverses manifestations, beaucoup de concerts. Il est très bien conservé, je suis très soigneux avec mon matériel. Même si il y a eu pas mal d’évolutions au niveau des sensibilités ces dernières années, ça reste un appareil qui m’a donné de très bonnes images et qui, j’en suis certain, donnera grande satisfaction à d’autres photographes.
Si vous êtes intéressés, n’hésitez pas à me contacter par un des moyens listés sur la page contact.

Chute de neige depuis le toit d'un immeuble sur le boulevard Artioma
Ces jours, la température est remontée à Kiev. Elle était de 3°C il y a deux jours, et aujourd’hui elle flirtait avec le 0 par le dessus. La conséquence, c’est que tout le joli duvet neigeux qui emballait la ville est en train de fondre, formant ça-et-là des flaques d’eau pouvant atteindre 15 à 20cm de profond. Autant dire qu’il faut faire attention à où on met les pieds.
Je redoute la rechute de température qui devrait arriver demain et qui risque de transformer ces immenses flaques en patinoires.
Mais le danger ne vient pas que du sol. La neige fondant n’adhère plus sur les toitures et tombe en gros blocs dans la rue. J’ai rapidement compris la signification des barrière bloquant l’accès à des portions de trottoirs après avoir assisté à quelques chutes de blocs de neige. La photo qui illustre ce post a été prise pendant une de ces chutes, mais vu qu’elles sont totalement imprévisibles, j’ai été pris de court et le gros du bloc de neige avait déjà atteint le sol au moment du déclenchement. Le cadrage on en parle même pas.

Dernière journée à Kiev pour Tasha, la journaliste de l’hebdo. On est allés faire un tour au marché de Petrivka, que mon guide (papier) recommande pour son abondant choix de logiciels contrefaits ou de livres. Mais le marché est très vaste et on y trouve beaucoup d’autres choses, des habits surtout.
Sur les conseils de ma collègue, le 5d est resté dans le sac. Je me suis dit que c’était donc l’occasion d’essayer mon minuscule compact, le canon s90 en conditions. Voilà donc un petit exemple pour les amis qui demandaient depuis si longtemps une démo de ce que vaut le s90 en reportage.
Ce boulot n’est pas du tout représentatif de ce que je fais d’un point de vue qualitatif. Il n’est pas non plus très représentatif du marché. J’y ai surtout fait du “lèche échoppes”, et je n’ai pas pris la peine de faire les photos les plus adéquates. Peut-être que j’y retournerai une fois pour faire une série avec mon vrai boitier, c’est vraiment une atmosphère très particulière qu’on ne voit jamais en Suisse. Il y a de quoi faire de splendides portraits des vendeurs dans leurs stands, entourés de magnifiques fourrures, de piles de CD ou DVD…
J’ai apprécié:
J’ai moins apprécié:
En conclusion, je ne me verrais pas faire entièrement un sujet avec cet appareil. Il est très bon pour un compact, mais il reste selon moi le genre de truc qu’on garde pour les conditions limites, typiquement celles où faire des photos peut être mal vu ou dangereux. Ce n’était pas le cas dans ce marché, qu’on se rassure. J’en ai fait durant l’été sans soucis.
Maintenant je serais très curieux de pouvoir essayer le panasonic GF-1 avec son 20mm f/1.7 et voir si le supplément de taille et de poids est compensé en qualité d’image et en rapidité.
EDIT: Je vois qu’il y a sur certains forums ou chez certains amis la question du choix entre G11 et S90. J’ai hésité pas mal avant d’acheter le S90. Le boitier plus massif du G11 permet une meilleure prise en main et la griffe flash permet de mettre un petit viseur optique. Mais c’est à peu près les seuls avantages que je dois reconnaitre au G11 sur le S90. En dehors de ça, il est plus gros, plus lourd, son optique est moins lumineuse en grand angle (or je travaille toujours entre 28 et 35mm), plus cher. La différence de volume, poids et prix n’est pas compensée par un gain qualitatif au niveau des images produites. Et les images issues de compact, pour moi ça reste des images de compact.
Donc partant de ce constat, tant qu’a avoir un appareil qui produira des images “bonnes sans plus”, autant qu’il soit vraiment compact et que je puisse l’avoir toujours sur moi sans déformer mes poches de veste. C’est pour ces raisons que j’ai opté pour le S90, et je reste convaincu d’avoir fait le bon choix.
Le G11 a un volume et un poids assez proche du Lumix GF-1 équipé du 20mm. Mais la qualité d’image du GF-1 semble d’après ce que j’ai pu voir bien supérieure à ce que produit le G11. Mais cela fera très certainement l’objet d’un nouvel article à mon retour en Suisse.

Dans le musée de la grande guerre patriotique
Les services de presse des partis, ici c’est pas aussi institutionnalisé que chez nous. Ca a son avantage: on peut les appeler à peu près n’importe quand, mais aussi ses inconvénients. Depuis trois jours on marine pour savoir si on verra ou non Ioulia la tigresse, si on aura ou non l’occasion de la prendre en photo (de près), voire même de faire une interview d’elle. Normalement demain on aura quelques opportunités, des opportunités qui se sont transformées au fil de la journée en “fenêtres de tir”. Je vous dirai demain ce qu’il en aura été, en espérant qu’une énième tracasserie ne vienne pas empêcher ça.

Sapin de noël dans la chambre que louent Anna et Sasha dans la banlieue de Kiev. Le noël orthodoxe se fête dans la nuit du 6 au 7 janvier.

Anna essaie de trouver un taxi pour que je puisse rejoindre mon hôtel après avoir été manger chez elle et son copain Sasha. Les métros s'arrêtent à minuit.
Sinon, mon russe s’améliore lentement. Durant l’été, j’utilisais tout juste bonjour, salut, aurevoir, 1, 2, 3 (le quatre est trop compliqué pour moi: “Tchityrié”). Depuis, j’ai appris d’autres mots utiles qui me permettent de me sentir un peu moins profiteur. Je n’aime pas aller à la rencontre de personnes et leur imposer de changer de langue pour moi, du coup, leur montrer que je fais des efforts est pour moi un sorte d’effort expiatoire. Désormais j’arrive à aller vers une personne et, dans un russe des plus hésitant, lui dire “Bonjour, je suis un photographe de Suisse, je ne parle pas le russe”. Ca évite pas mal de dialogues de sourds.
Chaque nouvelle étape, aussi ridicule soit-elle: arriver à commander un menu dans un retstaurant sans que la vendeuse nous réponde en anglais par exemple, résonne dans ma tête comme une victoire retentissante.
Prochains à mémoriser: pardon (“izvinitié”). Un autre mot très utile pour un photographe.

Sur Maidan, on trouve de nombreuses personnes déguisées qui se font payer pour être pris en photo avec des enfants. Ici, un père noël qui rentre du boulot.
(Les photos n’ont rien à voir avec le texte)