Vous voulez essayer un truc?

Par Romain Mader

H&M propose sur son site un petit programme permettant de créer (dans la limite de leur catalogue) le look de ses rêves. J’ai remarqué en demandant à quelques amis de créer la fille / le mec de leurs rêve que ça donne des trucs qui en disent assez long sur leur personnalité. Du coup je suis intéressé de voir le résultat en étendant un peu la collection.

J’ai mis en place un petit tumblr: http://chicksonheels.tumblr.com/

N’hésitez pas à faire part de vos créations, je les ajouterai progressivement. Pour plus de spontanéité, je vous conseille de ne pas regarder ce qui a été fait par les prédécesseurs.

Ca commence à me plaire

Dans les rues basses, Genève. (Lumix GF1 100 iso f/1.7 1/2500s)

Il faut toujours un peu de temps pour s’habituer à un appareil, arriver à en tirer les images qu’on veut. Ca commence à venir avec mon petit dernier. Je suis encore surpris par sa rapidité. La mesure automatique est assez efficace. Il m’arrive souvent de le régler en priorité ouverture et de le laisser gérer le reste.

Et pour le piqué, ça se passe de commentaires (tout en tenant compte qu’on est à pleine ouverture):

Extrait de l'image du dessus à 100%

Extrait de l'image du dessus à 100%

Un complément sur le GF1

L'escalier du Pachinko, le seul bar avec un portrait géant de Yuri Gagarine à Genève.

Mon précédent billet qui présentait le GF1 était très enthousiaste. Et pour cause, l’appareil est très bon et il est carrément révolutionnaire sur bien des points.

Mais entre temps, j’ai pu le confronter aux réalités du terrain, et j’ai pu identifier quelques points fâcheux. Mon évaluation de cet appareil n’aurait pas été complète sans en parler. Voici donc le complément un peu plus négatif.

Autant techniquement je trouve cet appareil quasiment irréprochable (seul défaut éventuel: le bruit de l’obturateur), autant au niveau de l’ergonomie, surtout de la conception des fonctions, je trouve que panasonic a fourni un travail lamentable. C’est cru, mais après avoir travaillé pendant des années sur des Canon, je n’arrive pas à comprendre qu’on puisse faire des choses aussi absurdes que ce qu’on voit sur ce panasonic (lequel semblerait être encore “moins pire” que le LX3 et d’autres de la marque). Pour l’analogie, ça me fait penser à la différence entre les téléphones Nokia et les Sony Ericsson. On peut faire les mêmes choses, mais ça prend 3x plus de temps sur un Sony Ericsson ou un Motorola que sur un Nokia. Ben c’est pareil entre le Lumix et mes Eos (ou mes compacts Canon).

Dans l’ordre des reproches

Sinon, il y a aussi quelques petits avantages que j’ai découvert en cours de route:

A propos du viseur optique

Mon avis n’est pas encore totalement arrêté concernant le viseur optique. Il est indéniablement sympathique, il permet de travailler vraiment au feeling. D’autant plus que la mesure de lumière est assez efficace. Il m’arrive de me mettre en priorité ouverture, et de shooter au viseur.

Le cadre du 35mm de mon viseur helios colle assez bien à ce que cadre le GF1 avec le 20mm (en crop 2:3). Si le sujet est proche, il faut légèrement corriger la parallaxe, mais bon ça c’est pas surprenant.

Par contre, le Helios est assez sombre et je trouve la visée trop large. On arrive pas à voir toute l’image en un coup d’oeil, ça aide pas à bien composer. Et finalement, j’arrive pas à cadrer droit avec. Le comble quand on pense que c’était pour ça que j’avais commandé ça.

Dans le bus (à travers des personnes)

Lumix GF1, y a que les cons qui changent pas d’avis

3200 iso et contraste un peu boosté ensuite sur lightroom.

Dans mon évaluation des différentes options photographiques, j’ai longtemps raisonné de manière binaire: compact ou reflex. Les reflex étant associés pour moi à la partie travail, avec une qualité d’image adéquate obtenue au prix d’un encombrement certain. Les compacts de leur côté sacrifient la qualité d’image au profit de la taille (et éventuellement de la discrétion). Entre ces deux mondes diamétralement opposés, le néant.

Quand sont arrivés les appareils format micro quatre tiers, un format initié par Olympus et Panasonic, je n’ai même pas cherché à voir ce qu’ils pouvaient produire. Le format 4/3 choisi par Olympus me semblait un absurde ni-ni (ni les beaux flous et la taille des pixels des reflex traditionnels full frame ou aps-c, ni la compacité d’un compact), j’avais catalogué tout ce qui gravitait autour de manière très négative. Cet été, Olympus a présenté son très joli Pen, puis Panasonic a remis une couche avec le lumix GF1 (après des G1 et GH1 moins intéressants à mes yeux). Sur le moment, à part reconnaitre leurs évidentes qualités esthétiques, mon attention s’est contentée de les effleurer. Il était évident pour moi que c’était la continuité du ni-ni: ni la qualité d’image d’un reflex, ni la compacité d’un compact, et le tout pour le prix d’un reflex moyen de gamme. Pour faire court: on aurait la poche allourdie d’un gros appareil produisant de médiocres images.

C’est assez tard que j’ai réalisé mon erreur. Quand Antoine m’a fait découvrir ce splendide test du GF1, j’ai fini par ouvrir les yeux. Il y a quelque chose de grand qui est en train de se passer. De nouveaux produits apparaissent sur le marché, entièrement conçus autour de ce que permet le numérique. Ce ne sont plus de simples transpositions en numérique de ce qu’on faisait en argentique. En plus cette nouvelle catégorie porte un nom rigolo: EVIL pour Electronic Viewfinder Interchangeable Lense. D’un ni-ni, ces appareils sont passés à mes yeux à un win-win: à peine plus massif qu’un Canon G11, pour une qualité d’image quasiment aussi bonne qu’avec un reflex. Avoir en permanence dans son sac ou sa poche un appareil qui permette de produire de bonnes images, c’est le fantasme de tout photographe. C’est pourquoi j’ai décidé de franchir le pas et de me commander la bête. Et vu que ces appareils ont des objectifs interchangeables, j’ai pris avec le 20mm f/1.7, qui donne un équivalent sur un capteur 35mm de 40mm. Une focale tout à fait dans la plage que j’affectionne.

Pour pousser le confort un peu plus loin, j’ai aussi déniché sur eBay un viseur optique à fixer dans sa griffe flash. Cadrer au viseur permet de gagner en stabilité et en temps au moment de composer l’image. Et en même temps de garder le contact avec le sujet, voir tout ce qui se passe.

Ce post est l’occasion de faire une petite review de l’engin à ma sauce. Un peu de technique et beaucoup de ressenti. L’approche n’est pas très protocolaire. Les images sont toutes (sauf celles de mon test sur la fiabilité des iso) passées par ma moulinette lightroom. Ca fait partie de mon test que de voir ce que je peux tirer des fichiers produits par l’appareil.

L’article va être long. Donc pour voir la suite, c’est par ici.

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