Ia nié gavariou pa rouski / by Niels Ackermann

Les services de presse des partis, ici c'est pas aussi institutionnalisé que chez nous. Ca a son avantage: on peut les appeler à peu près n'importe quand, mais aussi ses inconvénients. Depuis trois jours on marine pour savoir si on verra ou non Ioulia la tigresse, si on aura ou non l'occasion de la prendre en photo (de près), voire même de faire une interview d'elle. Normalement demain on aura quelques opportunités, des opportunités qui se sont transformées au fil de la journée en "fenêtres de tir". Je vous dirai demain ce qu'il en aura été, en espérant qu'une énième tracasserie ne vienne pas empêcher ça.

Sinon, mon russe s'améliore lentement. Durant l'été, j'utilisais tout juste bonjour, salut, aurevoir, 1, 2, 3 (le quatre est trop compliqué pour moi: "Tchityrié"). Depuis, j'ai appris d'autres mots utiles qui me permettent de me sentir un peu moins profiteur. Je n'aime pas aller à la rencontre de personnes et leur imposer de changer de langue pour moi, du coup, leur montrer que je fais des efforts est pour moi un sorte d'effort expiatoire. Désormais j'arrive à aller vers une personne et, dans un russe des plus hésitant, lui dire "Bonjour, je suis un photographe de Suisse, je ne parle pas le russe". Ca évite pas mal de dialogues de sourds.

Chaque nouvelle étape, aussi ridicule soit-elle: arriver à commander un menu dans un retstaurant sans que la vendeuse nous réponde en anglais par exemple, résonne dans ma tête comme une victoire retentissante.

Prochains à mémoriser: pardon ("izvinitié"). Un autre mot très utile pour un photographe.

(Les photos n'ont rien à voir avec le texte)